lundi 25 août 2008

- Vallée du Moudang

Parti du parking du pont du Moudang, j'arrive rapidement aux granges du même nom par une large piste.
Jusque là tout était clair, ensuite, alors que je voulais faire le port de Héchempy, je me retrouve en route pour le port du Moudang.
Ce n'est pas bien grave, il ne fait pas beau et le but est de manger du dénivelé et des kilomètres pour cette deuxième journée consécutive d'entraînement intensif, après la sortie de révision du GRP du 15 Août.

Passé les granges, le sentier est au début bien tracé, puis devient de moins en moins visible. Heureusement de nombreux cairns sont là pour m'indiquer la voie.

La montée n'en finit pas, chaque butte cache un nouveau mur à gravir.

Dur.


Le temps froid et de plus en plus humide ne me laisse pas le loisir d'étudier la carte. Mais je crois deviner dans ce sommet lointain un 3000, peut être Troumouse ou la Munia.


Suivant les cairns jusqu'au bout, je finis par tomber sur un sentier horizontal. Partir à gauche ou à droite ?
Il fait de plus en plus froid, l'humidité mouille tout, je suis plus que seul dans cet univers mais je veux arriver jusqu'à la crête.
Je pars donc tout droit dans la pente pour atteindre au plus vite le sommet.
Je me faufile entre pentes herbeuses et éboulis, avec pour but ce piquet qui doit bien indiquer un endroit particulier.

J'en ai marre, j'ai peur qu'arrive le brouillard et pour le deuxième jour consécutif j'ai les mains gelées... Mais je suis têtu et je veux arriver en haut.


Enfin j'atteinds un point inconnu, mais situé plus loin et plus haut que ce que je suppose être le port du Moudang.


Sur ma gauche, le port du Moudang ?


C'est bon, j'ai vu l'Espagne, je ne me m'attarde pas et je fais demi tour.



La descente qui m'attends : des ardoises glissantes, de l'herbe qui ne l'est pas moins et une petite flaque comme seul repère pour aller retrouver les cairns et le chemin de la descente.

Si le brouillard était tombé...


Je ne suis pas super fier pendant la descente, 2 ou 3 glissades sans conséquence, un sentier en pointillés mais heureusement bien "cairné" et l'impression d'être bien seul.

Je ne suis rassuré qu'en arrivant en vue des granges du Moudang, où je m'arrête grignoter à l'abri de la pluie, assis sur le paillasson d'une maison.


Une femme sort d'une grange habitée et me propose d'en ouvrir une autre pour que je puisse manger à l'abri.

Sympa et très appréciable.


Je n'ai ensuite plus qu'à reprendre la piste pour rejoindre la vallée, particulièrement heureux aujourd'hui de rentrer sans souci.


mercredi 20 août 2008

- GRP : Ultime reco dans le froid

Parti du parking d'Artigusse en début d'après midi ce 15 Août, je rejoins rapidement le lac de l'Oule et le tracé du GRP pour une ultime reco.

Je retrouve les petites côtes, les racines et les rochers ainsi que quelques ruisseaux à traverser.

La météo, clémente jusque là, s'annonce plus délicate pour la suite.
La neige prévue pour le matin est bien tombée au dessus de 2000m.

Le mauvais temps n'est plus très loin de moi...


Arrivé au lac de Port Bielh, je renonce à m'aventurer jusqu'au col de Hourquette Nère, complètement pris dans le brouillard. Tant pis, ce sera pour le jour J.


Sentier Libre, saupoudré de neige.


Je quitte le tracé du GRP pour le rejoindre dans la vallée voisine en passant par une nouvelle Hourquette (à gauche).

Je m'étonne encore du peu de temps qu'il me faut pour rejoindre un point qui paraît lointain, comme ce col par exemple.

Depuis le col, vue sur le lac de Port Bielh, gagné par la brume.


Et de l'autre côté, vue sur le lac de la Hourquette et le col de Bastanet.

Il commence ici à tomber une pluie fine et glacée. Il est temps d'enfiler l'indispensable coupe-vent.


Pas beaucoup de randonneurs aujourd'hui et ma progression solitaire me permet de croiser une belle marmotte.


La même qui s'éloigne tranquillement.

Juste derrière elle, c'est ensuite un isard qui traverse le sentier.


Désolé pour les gouttes sur l'objectif, mais au col de Bastanet il tombe une sorte de grésil, porté par le vent glacial.


Je regrette beaucoup mes gants qui m'attendent dans la voiture...
Le lendemain, je renouvellerai cet oubli et cinq jours après, à cause du froid, j'ai encore mal aux articulations des mains.

Je descends sur le refuge et les lacs de Bastan.

J'ai trouvé la descente du col plus facile que dans mes souvenirs. Des cailloux certes, mais la terre compactée par l'humidité était moins glissante que lors de mon premier passage.


Le lac de Bastan et un animal auquel je m'attendais moins en montagne.


Quel magnifique cadre pour une course...



Toujours beaucoup de plaisir à courir sur les sentiers qui suivent le refuge de Bastan.

La "barre rocheuse" m' impressionne encore moins et je remonte ensuite vers le col du Portet. Je coupe sur la droite pour rejoindre les remontées mécaniques et descendre vers le lac de l'Oule et le parking.

Belle sortie, beaucoup de plaisir malgré le froid, la partie la plus difficile à courir restant la portion lac de Grézioles-Col de Bastanet.

***

Hasard du calendrier, mon pote de rando, Michel, passe le week end en famille au Plat d'Adet. Suite à son invitation, je délaisse mon camping gaz et mon plat de pâtes pour les rejoindre. Après un bon apéro, la soirée sera plus que chaleureuse autour d'une raclette, largement arrosée de vin rouge...

Merci l'ami.




jeudi 14 août 2008

- Sortie au Montcalm

Dimanche 10 Août 2008, en prépa du GRP et surtout pour le plaisir, je pars gravir le Montcalm, le sommet ariègeois à 3077 m.

Avec un départ à l'aube, j'assiste au lever de soleil sur Toulouse depuis les coteaux de Pech David.

Parti du parking de l'Artigue, j' effectue la montée autant que possible en courant. Surprise, je rattrape des potes du club de Blagnac qui effectuent le même parcours, en rando.

Je fais un bout de chemin avec eux, puis je reprends mon rythme d'isard.


En les suivant, j'ai involontairement pris une variante qui me fait découvrir un joli lac. Ensuite, ça monte raide mais je suis en forme.


A ma grande surprise, j'ai avalé 1100m de dénivelé en 1h08 pour rejoindre le refuge du Pinet ! Je ne me croyais pas capable de monter autant aussi vite.

Après le refuge, je rentre dans le domaine des cailloux.


L'étang d'Estats.


L'étang du Montcalm. Après celui ci, le parcours est encore plus lunaire : de la roche partout, parfois à gravir.

L'effet de l'altitude lié à un peu de fatigue me fait ressentir quelques coups de moins bien. Gel et pâtes de fruits bienvenus.


J'arrive au sommet du Montcalm 1h20 après avoir passé le refuge.

Il fait beau, la vue est splendide.


Au loin, le massif de l'Aneto.


Le sommet de la Pique d'Estats. Beaucoup plus de monde que sur le Montcalm.


A gauche le Maubermé et à droite le Valier.

Je mange un bout au sommet, mais je suis rapidement pris par le froid. J'ai heureusement monté un maillot manches longues et un coupe-vent.


L'étang d'Estats vu du chemin.


Après une descente très technique, le chemin de pierres qui ramène vers le refuge.


Arrivée au dessus du refuge.

La descente est ensuite plus agréable, surtout dans les bois. Mais je la ferais tranquille, pas question de se blesser avant le GRP : pour une montée en 2h30, je redescendrais en 2h10, vraiment satisfait par cette très belle sortie.

vendredi 8 août 2008

- Grand Raid des Pyrénées



Afin d'appréhender au mieux la grande épreuve du Grand Raid des Pyrénées, voici les Reconnaissances GRP 2009.



Pour les parties non traitées ou pour le plaisir de les revivre, il reste ci-dessous les recos et les récits de l'édition 2008.






Après de nombreuses journées consacrées aux Reconnaissances GRP, voici maintenant le récit de cette superbe course :

- Grand Raid des Pyrénées : Partie 1




Et ci-dessous, l'impressionnant parcours vu par Google Earth :










- Reconnaissances GRP

Les reconnaissances ont été effectuées en trois jours, les 28, 29 et 30 Juillet. Elles sont présentées ici dans le sens du parcours :
D'autres recos sont décrites sur le blog de Tooom, dont certaines parties que je n'ai pas parcourues :

- Col du Portet - Lac de Port Bielh

Départ du col du Portet où je monte en voiture par une longue piste un peu pénible. Je n’ai pas envie de reconnaître les douze premiers kilomètres de la course, mélange de routes et de passages par les pistes de ski, avec 1400m de D+ à avaler. On verra ça le jour J, sur un rythme tranquille pour commencer.
Du col du Portet la balade commence sous les remontées mécaniques , tout en descente.

Je surplombe ensuite le lac de l'Oule, très jolis paysages.


Je dois descendre un peu trop bas car je longe le lac sur un super chemin, mais le tracé de la course semble passer plus haut, à flanc.


Au bout du lac je suis le GR10 et si jusque là le parcours était roulant, il devient ensuite plus technique : pas mal de rochers et de racines compliquent la progression. Ça monte mais c'est facile à courir en entraînement.



Ici, au lac de Gourg Nère, il reste une dernière montée avant le lac de Port Bielh.

Au fond le lac de l'Oule et au premier plan le lac de Gourg Nère.


Devant le lac de Port Bielh.


Le lac de Port Bielh.

Le sentier passe à gauche pour rejoindre le col de Hourquette Nère (la crête ensoleillée dans l'ombre).


Je rebrousse ensuite chemin pour rejoindre le col de Bastanet en passant, après une grosse montée, par le très joli lac du même nom.

Cette partie de liaison ne fait pas partie du tracé du GRP.

Résumé : une partie plutôt facile, le dénivelé n'est pas énorme, la difficulté provient de la partie rochers/racines.

- Hourquette Nère - Jardin Botanique

Après avoir passé le col d'Aspin en soirée dans un brouillard plus qu'épais, je dors sur un parking à La Mongie.
Au matin, depuis le col du Tourmalet, vue sur la mer de nuages côté Est.

La mer de nuages est également présente sur le versant Barèges.


J'ai effectué cette rando en aller/retour depuis le jardin botanique mais pour simplifier je la décrirai ici dans le sens de la course.


Depuis la Hourquette Nère, vue sur le lac de Port Bielh à gauche, où je m'étais arrêté la veille.


Le passage à flanc que des cartes décrivaient comme délicat ne présente aucun danger.



Mon repas gargantuesque, avec vue sur la vallée à descendre.




A droite Hourquette Nère, vu du côté descente. Quelques éboulis, mais ça reste facile.




A quelques mètres de moi, quelques isards s'enfuient.



En un rien de temps, ils escaladent une paroi plutôt technique.




Un sérieux prétendant à la victoire sur le GRP...




Arrivée à la cabane d'Aygues Cluses. Depuis le bas du col je suis sur une partie assez roulante.



En bord de ruisseau, ça roule toujours.


Beaucoup de gros rochers ensuite, une pose de pied plus délicate.


Un type de terrain très fréquent tout le long du parcours.



Succession de rochers et de sentiers plus souples.




Des coins plus propices à la sieste qu'à la course...




La fin de la vallée est plus roulante : un bon sentier puis une large piste.




Arrivée en vue du jardin botanique.


Un peu plus bas Tournaboup, lieu de ravito, puis les premiers lacets avant un long sentier en montée progressive qui nous rapprochera du lac d'Oncet.


Résumé : une descente longue avec pas mal de rochers rendant la progression plus difficile.


- Lac d'Oncet

Passée la rando Hourquette Nère - Jardin Botanique, il me reste encore des forces que je vais employer à reconnaître la montée vers le lac d'Oncet.


Garé dans une des dernières épingles avant le Tourmalet, je rejoins le tracé du GRP. Depuis Tournaboup, c'est un sentier souple, tracé à flanc de prairie. Ça monte, raisonnablement.




Je croise une famille qui descend en VTT, avec un petit de 6 ou 7 ans. Impressionnant sur ce tracé plutôt technique.



Le sentier qui monte vers le lac d'Oncet.




Je croise un peu plus haut un troupeau de brebis et j'assiste à une explication virile entre deux béliers.

De la discussion jaillit la lumière.


Au niveau du lac d'Oncet, le sentier qui ne présente toujours aucune difficulté, continue vers le col de Sencours.


Mes jambes en ont assez pour aujourd'hui.




Le sentier vu d'en haut.



Derrière moi le massif du Néouvielle.

Sous le Pic du midi, quelques lamas égarés.


Il ne me restait plus qu'à redescendre à la voiture , en prenant mon temps .

Résumé : Aucune difficulté sur cette partie, un sentier roulant en pente progressive.


Pour celles et ceux qui se demandaient à quoi servaient les affiches des Citadelles 2008 stockées dans ma voiture, j'ai enfin une réponse : c'est un excellent couvercle pour faire cuire les pâtes en camping.


Le hasard à voulu que je dorme dans la 306 "camping car" sur un grand parking en dessous de La Mongie, juste en face de la piste surplombant le barrage de Castillon, piste qui nous ménera au gros ravito du 46ème km.


- Serpolet - Col de Bastanet


Au-dessus du barrage de Castillon où j'ai dormi, la piste par laquelle nous quitterons La Mongie direction Serpolet.



Je laisse la voiture à une épingle pour rejoindre Serpolet.


C'est ici que le tracé de la course redescend par de vagues sentiers rejoindre le GR10.




Le sentier est bon, mais la pente assez raide.




Derrière moi la montée qui nous amènera au premier barrage.



Depuis le premier lac, vue sur le barrage de Gréziolles. Les difficultés commencent ici : le sentier qui contourne le lac est horizontal mais tout en grosses pierres. Attention les chevilles !




Un sentier interminable m'attend ensuite le long du lac de Gréziolles. Très technique , beaucoup de pierres, la progression est ici ralentie.


Le sentier est sur la gauche puis part sur la droite au fond du lac. Il monte ensuite vers le point blanc à mi-pente, le refuge de Campana. Il faut ensuite grimper jusqu'au col de Bastanet, tout à droite. Un gros morceau...




Le sentier : terre, pierres et gros éboulis.

Dans cette grosse ascension, un peu de repos s'impose au refuge de Campana de Cloutou.



C'est très joli, mais ça monte.







Le lac de la Hourquette, le dernier avant le col.


Les derniers mètres avant le col de Bastanet.


Je suis rejoins au col par trois trailers, en pleine reconnaissance du parcours. Ils se préparent pour la grande boucle de 150km.

On tombe facilement d'accord : le tracé n'est pas roulant.


Depuis le col de Bastanet, le panorama sur les paysages de la montée.



Résumé : C'est pour moi le gros morceau de la course. Depuis La Mongie, dix kilomètres pour 1100m de D+, un sentier très technique rendant la progression difficile, qui plus est situé en fin de course, quand on aura déjà accumulé de la fatigue.

Je pense que tout se jouera sur cette portion.

- Col de Bastanet - Col du Portet

A la suite de la reco qui m'a mené au lac de Port Bielh, je rejoins le col de Bastanet en passant par les lacs du même nom. Je monte le col avant de le redescendre dans le sens de la course.

Au col de Bastanet, vue sur les lacs de Bastan et le fond de vallée qui nous ramènera vers le col du Portet.


Le début de la descente : de la terre et des éboulis qui ne demandent qu'à glisser sous les pieds... Prudence !


Le col vu d'en bas : beaucoup de rochers à passer, encore une fois.

Un des lacs de Bastan. A partir du refuge (point d'eau), on retrouve de superbes sentiers. Quand les jambes sont là, c'est un plaisir de courir dessus.


Au coeur de cette première journée de recos, je m'accorde un petit ravito au bord du lac.

Bel endroit pour flâner.


Depuis le lac inférieur de Bastan, vue sur le sentier qui court à flanc de prairie et le col de Bastanet dans le lointain.


La "barre rocheuse" : rien de compliqué puisque j'y suis passé sans trembler (je ne suis pas copain avec le vide). Si les rochers venaient à être humides, il conviendrait d'être prudent mais dans ce cas ils peuvent se contourner par le bas.

Le sentier reste très bon par la suite mais il impose de remonter un peu pour rejoindre le col du Portet.

Résumé : attention dans la descente du col de Bastanet, pas mal de cailloux. Ensuite superbes sentiers pour envoyer, mais est ce que ce sera encore possible ???

- Soulan - Vignec

Aucune photo de cette reco, effectuée par une fin d'après midi où je m'ennuyais, après une rando course de 4h dans la vallée du Moudang.
Parti de Vignec en touriste pour voir la fin de la descente, mes pas m'ont finalement hissé jusqu'à Soulan, 300 ou 400m plus haut.
Le sentier est large et la descente un vrai plaisir, à condition qu'il reste quelques forces en fin de parcours.
Aucun danger ici, j'étais chaussé de vieux baskets qui ont vécu de belles heures de course sur route et je n'ai jamais glissé. J'ai moins apprécié d'être vêtu d'un Tshirt en coton, qui colle bien à la peau pendant l'effort, surtout quand on a pris l'habitude des tissus techniques actuels...
Résumé : belle descente où l'on pourra donner tout ce qu'il reste.