vendredi 6 mai 2022

La Saline 2022

 


La Saline je l'avais déjà courue en 2010, ça date...(voir l'article Saline 2010 ). L'équation est un peu la même, que faire de la liberté ?

Finalement, c'est la météo et le soleil annoncé qui guident mes pas vers Gruissan. Au programme un peu de photo animalière, la recherche du bivouac idéal, avant la course du samedi et une sortie prévue dans la Clape le lendemain.





Apéro d'avant pasta-party. Bien installé pas loin des salins, mais les moustiques sont déjà là...


Il fait bon, je dors bien. Au matin une voiture se gare pas loin, un marcheur matinal.

Il est 7h30, je suis encore couché et je jette un oeil par la fenêtre. Surprise, c'est une dame âgée qui ne marche pas mais retire la rubalise des arbres. Aussitôt j'ouvre pour lui dire qu'il faut laisser ça en place, qu'il y a une course l'après-midi.
Elle fait la surprise avec un "Ah d'accord...", prend sa voiture et part aussitôt. Je me lève pour vérifier, plus aucune rubalise sur le chemin ni plus loin sur la route, c'est bien un débalisage intentionnel auquel j'ai assisté.

Voila de quoi m'occuper, le temps de trouver comment avoir le téléphone des organisateurs pour les informer. Grace à Steve j'y arrive assez vite et mis au courant ils s'occupent de rebaliser le secteur.
 


De mon côté je vais marcher sur un bout du parcours qui s'annonce très plat, majoritairement sur un chemin de terre un peu cabossé.
Pique nique léger, sieste, vers 15h30 je me dirige vers le départ pour retirer mon dossard. Avec celui-ci on a bien sûr un petit pot de sel et un ouvre bouteille du Gruissan Phoebus Trail.
 


Je me prépare et alors que je vais partir m'échauffer je tombe sur Monique et Jean-Louis en Vtt, deux membres éminents du bureau des Citadelles. La surprise passée, ils décident de rester là pour assister à la course.
Moi je réalise un bon échauffement en repérant par deux fois la fin de parcours, ce qui sert toujours.

17h, le départ est donné. Je suis dans les premiers rangs et je stabilise une bonne place, avec devant moi une douzaine de coureurs intouchables.



Le bout de route passé, nous voila sur le chemin de terre en bord d'étang. Ca court vite, avec le vent qui pour l'instant nous aide. Quelques coureurs me dépassent, j'en double d'autres, les places se font.



Après une partie sur la plage, heureusement sur une bande de sable dur, nous voilà en route vers le bâtiment des salins. Ici le vent est pleine face, et il pousse fort. Stratégiquement, je me suis abrité derrière un coureur avec qui je bataille depuis un moment.

Ne voulant pas que profiter de sa protection, je le double pour faire une sorte de relais. Mais il ne reste pas à l'abri et me redouble aussitôt. Pourtant la différence est flagrante entre le plein vent et la protection derrière un coureur.

J'essaie encore deux ou trois fois de passer devant pour qu'il profite de ma protection, mais il me redouble aussitôt à chaque fois. Tant pis pour lui, qu'il s'épuise...




Arrivés sur la route où l'on ne s'arrête pas au ravito, on s'engage sur un bout de chemin montant, à l'abri du vent. J'accélère un peu, et bien sûr il ne peut pas suivre.

Encore un bout de route, un autre chemin, et un rythme que j'arrive à maintenir élevé. En plus j'entends que pas loin derrière moi on encourage la première fille.

Quelques barrières de sécurité, les derniers mètres, et j'arrive à garder ma place. Mon adversaire du jour arrive peu après, on échange une poignée de main. Puis c'est la première fille, vraiment pas loin.
J'apprendrais quelques jours plus tard qu'elle est championne de France de 100km et vaut 2h41 au marathon, belles références.

Moi j'ai mis 43 minutes pour ces environ 11km, et je termine 17ème et 1er M4. Engagé sous le nom "Trail, bière et pizza".



L'ambiance est sympa, on discute en attendant la remise des prix. Et voila un nouveau podium qui fait plaisir. Je repars avec de la soupe de poisson et diverses qualités de sel.

Le parcours était bien, rapide, roulant, et dans un joli cadre. Parfait pour décrasser le moteur.



La soirée se poursuit avec Monique et Jean-Louis, l'occasion d'aller partager une pizza en ville.



Au matin j'assiste au lever de soleil depuis le Partner camping-car, avant d'aller dans la Clape, entre course, balade et réflexion.

Des moments agréables et d'introspection, toujours utiles dans ces périodes où il faut trouver une nouvelle vérité.

 


Et donc je fais une belle sortie dans la Clape, où je n'ai jamais vu autant d'eau couler.





Ce terrain est un vrai labyrinthe, et je découvrirai encore une fois des sentiers où je n'étais jamais passé. Et d'autres à explorer une  prochaine fois.



L'Arche que l'on passe en course. J'avais dû revenir plusieurs fois pour comprendre où elle se cachait et la retrouver. J'y vais maintenant du premier coup.



Après trois heures de sortie, retour au campement, petit pique-nique et mise en route tranquille pour rejoindre la ville.
J'y reviens apaisé et prêt à renouveler ce type de weekend, avec bientôt un accès à la plage qui sera possible. Là il faisait trop chaud pour la course mais trop frais pour buller sur une plage.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

lundi 11 avril 2022

Trail de Quillan

 


La course parfaite. Après la déception connue sur le Trail des Résistants (voir épisode précédent) me voici aligné sur ce format qui j'en suis sûr va me convenir. La blague c'est la neige qui tombe depuis deux jours et même pendant que je déjeune, à l'heure où les braves du 28km prennent le départ. Pour moi c'est à 11h15, zen comme horaire.

Je fais un bon échauffement, tout en allant me remémorer le final vers le château. La neige a cessé de tomber, il fait meilleur, donc pas de gants et une tenue plus légère que prévue. Pas d'eau, juste trois pâtes de fruits.



Echauffement.





11h15, on démarre comme pour un 10 bornes, à fond. En même temps, il n'y en a que onze, et 350m de dénivelé. Je me dis que je ne vais pas tenir, mais je maintiens le rythme doublant même quelques coureurs avant la Forge.

Ensuite, première montée. Deux ou trois gars me passent, je n'essaie pas de suivre, ma place est bonne.

Derrière, ça enchaîne. Descente large, piste, sentier, tout à fond. Je bataille avec deux jeunes, dont un qui craque.

Avec l'autre, un blond aux cheveux longs, c'est le grand fight. Il manque un peu d'expérience, donne trop quand ça monte, et je reviens sur lui dès que c'est plat.




Dans la descente sur Belvianes je le passe et prends une petite avance. Ca court toujours vite et fort.

Après le ravito, sans stop, une bénévole encourage derrière moi "Bravo, première fille". Je me dis qu'elle pourra s'acheter des lunettes. Mais un peu plus loin, quand on me dépasse, ce n'est pas le jeune blond mais bien une féminine qui me passe.

J'accroche, et c'est parti.

 


 

Montée des Roches noires, elle marche, vite, je fais pareil. Mais dès que ça relance, elle va super vite. Bonne nouvelle, je ne perds pas de temps en descente, je file.

Je me rapproche un peu quand ça monte, mais ensuite elle est redoutable. Grande piste, sentiers, on envoie comme des fous. Ca va vite, mais impossible de me rapprocher.

 


 

 






Descente finale, course en ville, à fond, et elle conserve quelques secondes d'avance jusqu'à la ligne d'arrivée.

Pas loin derrière moi, le jeune arrive. Sourires, franche poignée de main, heureux de la bataille que l'on a menée ensemble.

Ensuite, tout va bien. Ravito sympa, ni douleur ni fatigue, je trottine d'un point à un autre.





Ambiance chaleureuse dans la salle, bières partagées, et pour finir un podium 1er M4 (12ème au scratch après correction du classement), avec de jolis lots.

Orga parfaite, journée au top, pleins de connaissances croisées, c'était cool.

Maintenant à nous de jouer dans quinze jours.