mardi 16 novembre 2010

- La Piste Jaune


Le Trail de Labruguière ou la Piste Jaune.
Arrivé le samedi aprem, je retrouve là Yvan et son "fan club". On récupère le dossard, la bouteille et le buff, pour le moins original, offerts.



Fin d'aprem je rejoins Steph qui m'héberge, pour un sympathique apéro pasta party avec les organisateurs. Je freine des deux pieds pour ne boire qu'une bière et un peu de rouge. Autour de moi c'est beaucoup plus arrosé...
Je dors très bien et me sens prêt le matin pour affronter la finale du challenge.



Je retrouve Yvan et Steve qui vont courir en relais, puis beaucoup de connaissances avec qui je discute.
Je suis limite à la bourre pour finir de me préparer et bâcler un échauffement très court.


Le profil de la course.
Et merci à tous ceux qui m'ont transmis les photos illustrant ce récit.



Aucun signe du ciel, ni de la terre d'ailleurs, aujourd'hui je me débrouille seul avec ma motivation pour avancer.
Avant le départ, on me transmet quand même un petit bonjour qui me fait plaisir.




Avec Benoit, second au classement.





En première ligne au départ, souriant...






... ou pas.







On notera le superbe dossard 51, jaune bien sûr, de Yves l'organisateur et ma casquette Ricard en hommage au nom de la course.



9h, c'est parti pour 34km.





Ça part assez vite, mais je laisse quand même filer quelques lièvres du 12km et les premiers du 34km.
Mon objectif aujourd'hui est mathématique, être dans les neuf premiers afin de glaner quelques points supplémentaires qui me permettraient de gagner une place et de terminer 4ème du challenge.




Je fais le début de course avec Steve, enfin revenu de blessure. Puis je pars devant, en bonne forme et rapide.
Je discute avec Lionel, aussi en relais, et on revient sur les Templiers où il était aussi.



La boucle de 12km n'est pas intéressante, des chemins agricoles, des pistes larges et juste une bosse au milieu. Mais je ne m'en soucie guère, je le savais avant le départ et j'envoie pas mal, bataillant avec ceux du 12km.
Une petite erreur de parcours, où j'ai suivi tête baissée ceux qui se trompaient, me fait perdre près d'une minute. Je suis dans la mésaventure avec Sébastien Perrier qui sortait d'un arrêt technique, son dossard 13 ne lui réussissant pas. Mais il repart fort et remontera tout le monde pour finir second. Il mérite bien sa place de vainqueur du challenge.




Retour dans les rues de Labruguière, toujours en forme et rapide, suivi par des gars du 34km. On est dans les dix premiers du 12km !




Passage sur le site d'arrivée où Yvan attend Steve pour le relais.
Je claque la main de mon neveu en passant, les 12km bouclés en environ 55'. Peut être un peu rapide...




Halte express au ravito, un demi coca et un bout de fromage.






Et c'est reparti, toujours sur un rythme rapide. Un coureur croisé m'annonce "T'es 8ème".
Le début de la boucle de 22km n'est toujours pas passionnant, des traversées de prés, puis un tour au domaine d'En Laure avec des faux airs de cross rubalisé.
J'attends impatiemment les sentiers , les grosses côtes.
Mais ça ne vient pas : la montée est très progressive, sur des chemins ou des pistes, des faux plats où il faut s'user à courir.



Et je me fais doubler par plusieurs coureurs. Ici un relayeur, mais surtout plusieurs gars du 34km. Je n'ai pas assez de jambes pour m'accrocher et je perds vite l'espoir de finir dans les neuf premiers.
Cette petite désillusion associée à un parcours qui ne m'éclate toujours pas fait que le moral cède assez rapidement.



Je prends du plaisir dans une grosse montée à travers bois, un vrai mur comme je les aime.
Mais c'est très court, trop court, avant de poursuivre sur d'autres pistes.
Mentalement j'ai abandonné et je fais grise mine à chaque fois que je croise des potes au bord du sentier.
Au ravito, Christian m'annonce 12ème. Je prends un bout de saucisson et du coca, un bénévole très sympa cause avec moi et m'annonce 16 ou 17ème en comptant les relais, ça correspond.
Je vois revenir la première féminine qui me dépasse bientôt, suivie de Boris. Quelques mots d'encouragement échangés, on s'est souvent tirés la bourre et pour la première fois cette saison il sera devant.





Je m'en doute sans le voir encore, Yvan n'est plus très loin derrière moi.







Je bascule dans la descente, je jette un oeil sur le cumul du dénivelé et ma montre m'indique qu'on est bien loin des 1500md annoncés. Au final, il n'y aura que 900md, avec peu de murs et beaucoup de parties roulantes.
Je n'ai même pas la forme pour descendre vite, l'envie n'est plus là, je gère pour éviter de me blesser, me laissant glisser vers l'arrivée, encore loin.
Les coureurs défilent à côté de moi et les places s'envolent, aucune importance. Ma cheville douloureuse (ou le côté du tibia, toujours pas consulté...) s'est réveillée et je la sens à chaque foulée.
Je sens que je boitille un peu, pas très rapide dans cette descente qui avec la forme et le moral aurait été belle. Une voix connue derrière moi, Yvan m'a rejoint. Je lui explique mes malheurs du jour et le laisse filer vers l'arrivée.



Je me fais plaisir dans la dernière grosse montée, regain d'énergie et pas de gêne à la cheville.
Puis la descente reprend, laborieuse. Je croise Lionel qui m'encourage et me montre la tête. Il a tout compris, le mental n'est plus là.
Sur la fin du parcours, je suis rattrapé par Michel, Monsieur Trois Rocs, qui ralentit et me dit de le suivre. Je n'en ai ni la force ni la motivation et je lui dis d'y aller. Quelques minutes après, c'est Yves qui lui aussi ralentit et m'attend. Même réponse de ma part, je ne peux pas suivre.





Au bout de 3h14, j'atteins enfin l'arrivée, 29ème, avec la sale tête du gars qui en a marre et ne s'est pas fait plaisir.


Les yeux baissés, pas souriant, il y a eu mieux comme arrivée.







Mais je retrouve vite le sourire avec Michel et Yves qui viennent d'arriver ainsi que Patrick qui m'interroge sur ma course.




Pas de jambes en montée, descente douloureuse, bla bla bla...
Direction le ravito, la douche et retour à la salle.





On quitte la piste pour passer au jaune tout court.





Apéro offert, repas chaleureux et très bon, l'après course est une réussite.
En parallèle ont lieu les différentes remises de prix.





Pour ma 5ème place au Challenge des Trails du Sud Ouest, je remporte une superbe corbeille garnie, du vin et quelques invitations pour des courses en 2011.






Jacques Granier 3ème, Sébastien Perrier 1er, Benoit Sablayrolles 2ème. Il manque le 4ème, Julien Bonilla, toujours à New York après le marathon qu'il y a couru.







Remerciés aussi les plus assidus du challenge, dont Yves qui a fait les quatorze épreuves.




Le podium féminin de la course.



Ma superbe corbeille garnie, conclusion de cette année sur le challenge.
Maintenant place à un dernier 10km pour la route, mon annuelle Boucle du Confluent, puis une bonne coupure et la recherche de la cause de la douleur.
Et l'an prochain, Sentier Libre à fond, ni challenge ni contrainte, que des courses qui me font envie. Le choix est vaste...



mardi 2 novembre 2010

- St Barthélémy, en solo par la face nord




Pic Saint Barthélémy, en solo par la face nord
Dimanche matin, départ au lever du jour du pied du château de Montségur. La météo est annoncée pourrie, mais pour l'instant le ciel est plutôt clair.







Départ droit dans la pente par le Taulat.

On notera le gars optimiste qui a pris les lunettes de soleil.





Belles couleurs sur les sommets éclairés par les premiers rayons de soleil.
A gauche le Soularac, à droite le St Barth, mon but.




A ma droite, très belle lumière également sur le Mont Fourcat.






Toujours sur la large crête du Taulat, après la cabane du berger.
Passée la raide montée, je déroule sur les prairies et sur le chemin en balcon de la mine.





Encore un peu plus près des sommets où l'on aperçoit quelques parties enneigées.







Enfin au soleil ! C'est là que voulant mettre mes lunettes, je m'aperçois qu'elles ne sont plus sur ma tête. Je me repasse le film et pense les avoir perdues en retirant le buff dans le début de la montée où j'avais chaud.
On verra ça au retour.






Passage auprès de l'Etang des Truites où souffle un vent glacial.
A partir de là, le parcours est plus montagne et de plus en plus enneigé.





Après une belle montée, je longe l'Etang du Diable.





Au dessus de l'Etang Supérieur, j'attaque là une très raide montée, au milieu des rochers et de la neige présente partout.






Derrière moi, une cascade glacée, tout autour de la neige dure, glacée par endroits.
Ca passerait avec un piolet ou accompagné, mais absolument seul ici, je préfère ne pas risquer la glissade et la blessure, et sécher ici en attendant les secours.
J'effectue donc un prudent demi tour, pas très loin en dessous du col séparant les deux sommets.
Sans regret, j'ai encore envie de courir longtemps sans problème.




J'effectue tout le retour à une bonne allure avant d'arriver en vue du château et de la dernière descente, que je parcours à un rythme de tortue, à la recherche de mes lunettes à reflets magiques.







Et le miracle se produit, alors que je désespérais de les retrouver, je les vois posées sur le sentier. Youpi !!!






Aussitôt action, pour finir la sortie je prends un petit reflet de Montségur, alors que les premières gouttes commencent à tomber.
Le déluge ne fait que commencer et ne s'arrêtera plus jusqu'au mardi (ça ne m'empêchera pas de faire une sortie sous la pluie en forêt de Bélesta avec Yvan le lundi).
Belle balade, avec une étroite fenêtre météo qui m'a permis de bien profiter des paysages. Encore un we bien chargé, en vue de la finale du challenge qui approche.