jeudi 11 avril 2013

24H du Confluent




Comment un passionné des sentiers comme moi peut il se retrouver à tourner sur une boucle d'un kilomètre autour de stades et de rues sans charme pendant 24H , voila la question que l'on m'a posée à de multiples reprises. Sans doute que l'idée à germé à la lecture des récits de Vincent Toumazou ou Bob Oslo, grands coureurs d'ultra et surtout lors de la première édition où j'étais venu faire des photos et où j'avais découvert et apprécié un nouveau monde de course à pied.



Certaines de mes photos avaient d'ailleurs servi à créer l'affiche de la deuxième édition.
Et puis je connais bien l'équipe organisatrice, sympathique et professionnelle. Tout ceci ajouté à la proximité des lieux et un calendrier favorable par rapport aux Citadelles m'a donc poussé à m'inscrire.




Le vendredi, je passe récupérer mon dossard (plastifié, ce sera bien utile...) et une poche coureur avec un joli tshirt manches longues, un de ceux que je porterai fièrement.




A 20h, j'arrive pour la pasta party, en ratant presque l'apéro qui n'était pas annoncé sur le programme. Un des rares si ce n'est le seul reproche à faire.



La pasta est  bonne et copieuse, et se déroule dans une ambiance bien sympathique.
En plaisantant, et au vu de l'âge avancé de beaucoup de participants, j'envisage un podium en V1.



La nuit n'est pas top au niveau sommeil et je me lève très tôt pour installer ma 306 stand de course, coin ravito et repos. La plupart des places sont déjà prises et les habitués installent de grandes tentes pour  l'assistance de leurs proches. Avec Romain, on arrive à se garer en bord de circuit, place idéale.







 On rejoint en marchant le centre du village où se déroulera briefing et départ, joli coin bien loin des zones marchandes ou de notre boucle urbaine.




A 10h, les hamsters se rassemblent et c'est parti pour 24h de course, à gérer comme chacun l'entend et le peut.



 J'adopte mon allure footing lent, c'est à dire aux environs de 9km/h, puisque je n'ai travaillé aucune allure spécifique et effectué aucune prépa spéciale. Juste des trails dont le long Trail aux Etoiles et une grosse semaine de balisage Citadelles. Je sais qu'avec le temps mon allure diminuera naturellement.




La légende veut que Patrick Bruni, grand trailer devant l'éternel, ait stoppé au bout de quelques heures un 24h, lassé de tourner en rond. C'est une de mes interrogations de début de course mais je ne ressentirais jamais cette lassitude. Au contraire, j'ai apprécié le confort à portée de main que je retrouvais à chaque tour (toilettes, affaires dans la voiture) et la facilité du ravito situé au maximum à un quart d'heure lors de mes tours les plus lents.



J'ai choisi de prendre une photo à chaque passage d'heure pour  l'évolution (la dégradation ?) de mon physique. Les deux premières se passent bien mais il faut déjà se couvrir un peu plus car le soleil a disparu, laissant la place à un temps frais.



 Malgré le vent, une pluie fine commence à tomber. L'occasion de tester toute la panoplie ERREA en conditions réelles, en commençant par un coupe vent léger. Il y manque encore une casquette, et pour le débardeur j'attendrai des jours meilleurs.




 Rapidement, sous les assauts de la pluie et du vent froid, je rajoute une nouvelle couche imperméable. Le fou qui tourne derrière moi en débardeur est un britannique, ça aide à comprendre.




Le sourire est de façade sur les photos horaires comme ici pour la 5ème heure. Je viens de passer le marathon (mon premier sur route) et je souffre depuis longtemps des quadris . Rien de  nouveau, c'est une douleur que je connais bien pour la retrouver régulièrement quand un trail long est trop roulant et qu'il faut courir beaucoup.




 Mais je tiens le coup et continue à tourner inlassablement sur cette boucle à une allure maintenant proche des 6km/h, alternant parties marchées et courues.
Je n'ai aucun souci d'alimentation et je n'en rencontrerai aucun durant cette épreuve. Il est vrai qu'en trail c'est souvent dans les descentes que le ventre secoué peut poser quelques problèmes.
J'ai mis près de 6 heures à vider mon bidon de Nutratlétic, alternant avec eau plate et gazeuse. Bizarrement, je n'ai pas envie de Coca.
Je mange mes ravitos habituels, barres et pâtes de fruits, mais aussi du salé (Tucs, pâté, fromage, jambon) sur le stand de l'organisation. Tout le confort à portée de main.




Mais le confort n'est pas sur la boucle, les cuisses sont toujours douloureuses et ça tire maintenant aussi sur l'avant des hanches. Est ce dans ces heures , est ce plus tard je ne sais plus mais j'ai essayé de marcher. Les douleurs ne m'ont pas quitté pour autant et de nouvelles apparaissaient dans les pieds ou les genoux. Je poursuis donc en trottinant, marchant de temps en temps, endurant l'inconfort.




 Vers 15h j'ai avalé un bol de pâtes avec du râpé, sans éprouver le besoin de la sieste que j'avais envisagée. Plus tard, vers 17h30, je m'accorde une pause Nutella, arrosé d'un peu de Candy Up. Tout cela passe bien, pour l'instant à l'abri de la pluie froide qui se poursuit.





 A l'attaque de la huitième heure de course, j'ai troqué mes casquettes mouillées contre le tout dernier buff des Citadelles, la pluie ayant enfin cessé. Mais le froid est toujours là, notamment sur la partie des stades où le vent souffle de face. Le retour vers les stands est abrité, plus chaud, et je ne cesserais de monter et descendre les zips de mes différentes couches selon l'endroit du circuit où je me trouve.




 La photo de la neuvième heure est prise par Sébastien "Shadock". Il fait partie de ces accompagnants ou connaissances plus ou moins proches qui sont venus nous rendre visite et nous encourager. Quelques instants arrêtés auprès d'eux, quelques moments de pause dans les douleurs, des sourires échangés, des regards et des mots qui reboostent. Merci à vous d'avoir été là.
Sébastien est lui venu pour voir la course et passer là quelques dizaines de minutes. Happé par l'ambiance, par le déroulement de la course, il n'en repartira pas et passera la nuit auprès de nous. Ca commence comme cela, et ça finit avec un dossard à tourner en rond quelques années plus tard.





Dixième heure, j 'ai quitté le coupe vent épais, les températures remontent enfin. Depuis le marathon, je vise symboliquement les 80km du GRP, mais tour après tour le but est long à atteindre. Un potage me nourrit, me réchauffe et m'hydrate à la fois.
Lors d'une pause technique, mes urines trop jaunes m'ont alerté sur le fait que je n'étais pas assez hydraté. Penser à boire et manger un petit quelque chose régulièrement.




 Onzième heure, la nuit est bien là. "Il tourne, il tourne en des milliers de pas
Qui ne mènent nulle part..."

Manger n'est définitivement pas un problème, je pique régulièrement des bouts de flans à disposition dans les assiettes du ravito. Comme je le dis à un bénévole "Une tuerie ce flan".
Pour fêter le passage du 60ème km un peu plus tôt, je me suis même accordé une excellente crêpe sucrée.




 Sentant venir une irritation tendant vers la future ampoule sous la plante du pied gauche, je change mes Nike Vomero contre des Hoka. La confortable semelle stoppera là la gêne et je les garderais jusqu'au bout.
Un peu plus tard, vers la douxième heure, je passerai aussi au long pour les jambes en sentant le froid gagner du terrain.
La douxième heure, c'est aussi le souvenir d'un des moments les plus durs de la course : j'ai enfin atteint les 80km et j'ai beaucoup de mal à me relancer. Les douleurs se sont beaucoup atténuées mais ma foulée est très lourde et repartir d'un arrêt ravito est difficile, surtout de la voiture car j'ai beaucoup de mal à plier les jambes pour m'asseoir.




Mais heureusement, pour dépasser toutes ces difficultés il y a le mental bien poussé par tout le système internet mis en place par l'organisation : il y a un système de live et de webcam qui fonctionne à merveille, les proches, les supporters plus ou moins connus peuvent nous écrire des messages qui aussitôt sont imprimés et déposés à notre attention. On se sent suivis, soutenus, et ça aide à avancer.
Et puis bien sûr, il y a les appels plus personnels, les sms échangés, qui permettent de partager les douleurs et la fatigue qui gagne alors que la nuit avance.
C'est samedi soir, autour du circuit ou très loin d'ici les gens font la fête alors que nous tournons toujours, sans but pourrait on croire.




 Je réalise un tour avec l'appareil photo, il est près de minuit, il fait froid pour ceux qui ne courent pas et les spectateurs se font rares. Mais il y a toujours des regards échangés, des encouragements et l'énergie débordante des bénévoles qui me poussent toujours en avant.
 




 Le stand ravito avec verre personnalisé, courrier personnel coincé dessous et boissons variées à volonté.




 J'aborde ma quatorzième heure avec Sylvain Bazin qui a explosé après un départ tonitruant. On effectue un tour ensemble en discutant et marchant, car il ne peut plus courir, alors que moi j'arrive toujours à alterner trot et marche. On termine cette boucle par un arrêt au ravito où l'on apprécie le bonheur simple d'une crêpe au Nutella.




Quinzième heure, les 90km sont passés et mon but n'est plus très loin. J'ai pris un rythme régulier qui me permet de rajouter 10km au compteur toutes les deux heures.




J'ai repris l'appareil photo pour le tour qui me permet d'atteindre les 100km, peut avant 2h du matin, soient 16h de course. Les douleurs sont  loin derrière moi ou si elles sont toujours là, elles sont fortement atténuées. Je ne ressens pas d'émotion à l'instant où j’atteins ce but, mais j'ai déjà eu dans l'après midi plusieurs fortes montées d'émotion où les sanglots n'étaient pas loin. Cette sensation rare que j'aime atteindre, souvent sur la fin d'un trail dur, et que j'ai ici retrouvée plusieurs fois.




 Je m'arrête au pointage pour immortaliser le but atteint, légèrement ovationné par les bénévoles toujours chaleureux, et je me dirige après un nouveau ravito vers le refuge de ma 306.
Je n'ai jamais eu l'intention de courir toute la nuit, j'ai déjà d'autres courses et sorties en vue et je ne souhaite pas finir totalement épuisé.




Plier mes jambes pour me déshabiller ou me coucher est difficile et douloureux. Je programme mon réveil pour 7h du matin, car je ne me vois pas recommencer à tourner dans la nuit. Mon sommeil sera agité, ayant froid par moments et surtout n'arrivant pas à trouver une position convenable pour que mes jambes soient moins douloureuses.
Au réveil, des copains sont toujours là pour encourager les coureurs et j'ai droit à un portrait au saut du lit.




 Je me rhabille chaudement, arrive à sortir de la voiture et pars pour un tour d'échauffement. Il sera long et difficile, mon corps étant grippé après ces quelques heures d'arrêt. Je me félicite d'avoir bouclé les 100km tant que j'étais chaud, ce matin cela aurait été incertain.
Après ce premier tour de vieillard je m'arrête au ravito prendre un verre de laid chaud et quelques bouts de gâteaux. Prêt pour les deux heures qui restent.




 Je tourne à un bon rythme de 5km/h, en marchant car j'ai essayé sans succès ni grande volonté de trottiner et ai renoncé. J'aborde la dernière heure en bon état et en ce moment comme durant toutes les 24h il faut veiller à ne pas s'arrêter longtemps, pour ne pas prendre froid et pour ne pas avoir de difficultés à redémarrer.
Je réalise que je viens d'effectuer ma plus longue distance en course, puisque à ce jour mon record était sur les 103km de l'Ultra Trans Aubrac.
Et puis, dans le tour qui m'amène du 109ème vers le 110ème kilomètre, l'émotion me submerge et je laisse librement couler mes larmes. Elles vont m'accompagner durant un demi tour de circuit, expression du bonheur et de la satisfaction de ce que je viens de réaliser.
Je croise un juge arbitre sans sécher mes joues, il doit être habitué à voir les larmes couler des yeux des coureurs qui atteignent la 24ème heure.

Je continue à marcher et à me ravitailler jusqu'au coup de feu final, augmentant encore un peu mon kilométrage, pour atteindre une marque finale de 112km.
Je rejoins le ravito, retrouvant les autres coureurs dans une belle communion où chacun serre la main de l'autre, conscients de ce que chacun, à son propre niveau, vient d'accomplir.




Rares sont ceux ensuite qui ont une démarche à peu près normale. Tout le monde se traîne et boitille plus ou moins pour se rendre auprès de l'apéro qui nous attend.




Il s'ensuit un nouveau très bon repas, dans une ambiance chaleureuse due à la super équipe de Portet. J'ai lu depuis le commentaire d'un britannique présent à la course qui en était à son onzième 24H et plaçait celui ci au-dessus de tous les autres à tous points de vue.






On assiste à la remise des prix qui se déroule durant le repas, alors que l'on essaye de ne pas s'endormir la fatigue nous tombant lourdement dessus.
La fin de la journée et le lendemain seront difficiles pour les jambes, même si quelques massages et étirements auront un peu amélioré la situation. La fatigue elle va m'accompagner durant plusieurs jours mais le bonheur rencontré sur cette épreuve restera lui pour longtemps en moi.
L'épreuve a été rude en raison des douleurs ressenties, mais je n'ai jamais connu la lassitude ni la sensation du "Qu'est ce que je fais là". Je me suis senti suivi et porté, par les amis sur place ou à distance et par l'équipe organisatrice qui encourage et est aux petits soins pour chaque coureur.
Si il y a un 24H à courir je crois que c'est celui là et je ne pense pas me tromper en disant qu'on m'y reverra  tourner un de ces jours...

***

J'ai accumulé de nombreuses photos, des amis venus m'encourager ou bien de l'organisation, et je les ai rassemblées sur la page qui suit :





mercredi 13 mars 2013

Trail de Fontfroide




Retour à Fontfroide pour la troisième manche du Challenge. J'ai attendu avant de m'inscrire de voir comment je récupérais des 58km du Trail aux Etoiles.
Comme la distance parcourue en touriste de m'a pas fatigué, je m'engage ici pour batailler et aller chercher des points.

Après une bonne pizza (Plancha del Sol à Narbonne, pour le guide des pizzerias) et une nuit moyenne en 306 camping car, me voici au départ, bien échauffé.

J'ai toujours fini ici vers la trentième place et j'espère la même chose aujourd'hui. Je pars vite, environ dans les vingt premiers avec, grosse surprise, une fille à côté. Toute la longue première montée se fait en courant, à un bon rythme, et la féminine ne lâche pas. Surprenant.



 Les têtes connues, Benoit, Gaëtan, François me distancent rapidement. Mais je ne traîne pas, aujourd'hui c'est à fond. Les petites descentes à travers bois, un peu piégeuses, se passent bien et mon rythme est bon sur les pistes roulantes.




 Chose rare à Fontfroide, on rencontre quelques flaques et parties boueuses. Par contre , une fois de plus il fait très bon et je suis parti en version ERREA légère, cuissard et TShirt.




A l'attaque du sentier Ruiz, la première féminine est toujours très près derrière moi. Cette partie, déjà technique en temps normal, est aujourd'hui très délicate en raison des rochers mouillés. Nous marchons tous, nous accrochant aux cordes dans les portions sécurisées.




 Après cette partie rocheuse, nous terminons le sentier par une forte montée, en marche rapide. Dans ma tête, je me dis qu'arrivé sur la piste je vais relancer et distancer la féminine.

En haut de la pente, je me remets donc à courir mais c'est elle qui me distance, comme les autres gars qui m'entourent. Je ne la rejoindrais plus et j'apprendrais après la course que c'est une championne de marathon, ce que laissait deviner sa foulée rapide.




Dépassé par François et Gaëtan, je m'accroche à un petit groupe pour envoyer sur la belle partie roulante qui nous attend, avec une vue splendide sur le massif du Canigou.

Mais je ressens une douleur dans le ventre, comme une barre en travers (problème de diaphragme ?) qui m'handicape et m'oblige à ralentir un peu. Alors qu'on m'avait un moment annoncé 24ème, je perds ici quelques places et cela va durer jusqu'aux abords de l'abbaye.





Je passe rapidement auprès du joli édifice, encouragé par quelques spectateurs. La douleur a disparu, je peux à nouveau courir normalement.
J'aborde la montée et m'arrête dans la première épingle au ravito. Un stop rapide, le temps de remplir le bidon d'une nouvelle dose de Nutratlétic. Evidemment, les bénévoles suspectent là que ce soit de l'EPO. Plaisantant aussi, je leur propose de leur laisser ma fiole afin qu'ils puissent l'analyser. Rires échangés et je reprends l'ascension en direction de la croix.





Je monte principalement en marche rapide, croisant quelques uns de ceux qui me précèdent. J'arrive en haut et bascule en sens inverse dans la descente technique, courue avec prudence.




Ca va, je suis toujours en forme et je dépasse quelques gars avant d'attaquer l'énorme mur de la piste coupe feu. Je monte bien, en marche rapide et un seul coureur me dépasse. Arrivé en haut, je jette un oeil en arrière, quatre ou cinq coureurs me suivent, pas très loin.
Je n'ai pas tenu les comptes, mais s'ils me rattrapent, je vais frôler la quarantième place.

La courte descente passée, j'essaie donc de courir vite sur tout le retour, principalement composé de pistes roulantes. Mon rythme doit être bon, en tous cas personne ne revient. Il reste une petite portion de sentier bien raide que j'aborde avec des coureurs en visu à l'arrière.

J'arrive à creuser un trou avec eux, un seul me rejoint et me dépasse, m'encourageant car on se connait un peu. J'essaye de le suivre sur une nouvelle partie de pistes très roulantes. Je passe l'endroit où je m'étais ouvert la main, le mini ravito où j'avale un verre d'eau, impatient d'arriver à la dernière montée du poste à gaz.





 Le coureur qui m'a doublé garde son avance et moi je progresse, avec deux coureurs qui marchent en point de mire. Je parcours toute la montée en courant, rejoignant et dépassant les deux "marcheurs" juste avant d'arriver sur le plat. Le premier ne suit pas mais celui qui m'avait doublé dans le mur coupe feu s'accroche.




 Il doit rester un gros kilomètre, avec un bon sentier roulant où je dois courir vite pour ne pas me faire dépasser.




 J'aborde la dernière descente, un peu technique, avec ce coureur toujours collé derrière moi. J'essaie de descendre vite, sans aller chercher la chute. Il suit toujours mais n'essaie pas de doubler.




Au bas de la descente, il est toujours là pour aborder la dernière partie très roulante.





Je pense que ça va se terminer au sprint,  mais alors que je maintiens un bon rythme, je ne l'entends plus derrière moi. Il a dû exploser.






Je peux donc relâcher à peine un peu avant de sauter la dernière flaque et franchir la ligne d'arrivée. Je termine 33ème, satisfait de ma place et de mon temps, 2h06. Les années passent mais je maintiens à peu près le même classement ici.

Je repars aussitôt en sens inverse pour encourager les coureurs et prendre quelques photos.




 L'après course est sympa ici, avec les coureurs qui pique niquent sur l'herbe grâce au sac repas que l'on nous remet à l'arrivée. Seul point négatif, le buff laid et bas de gamme remis à l'inscription, alors qu'il y a toujours eu de bons cadeaux ici par le passé.

Ce détail mis à part, ça reste une course rapide et agréable, avec un parcours joli et varié. Et un lieu chaleureux où l'on retrouve toujours plein de têtes connues.




 Une fois tout le monde parti et après une petite sieste, j'ai repris mon trajet touristique, évitant comme à l'aller l'autoroute pour profiter du printemps (avant le retour de la neige) en flânant un peu au bord du canal.



Merci à Damien, Cyril et Patrick pour les photos empruntées.