lundi 8 août 2022

Trail et KV en Barousse

 KV d'Areng sur les Trails de la Barousse

Récit

A l'aube d'une nouvelle saison de Kilomètres Verticaux, il fallait bien commencer par un nouveau chapitre, le KV d'Areng en Barousse.

Premier truc, un départ en fin de journée c'est bizarre. Tu te reposes, tu prépares tes affaires, tu fais la route et te voila au départ avec un petit groupe de coureurs. Environ 80, c'est déjà conséquent pour cette discipline de fêlés.

Très bonne ambiance avant le départ et de la rigolade avec nos dossards non genrés. Il y a eu une erreur quelque part, je m'appelle Salomé aujourd'hui et le mélange se retrouve sur la plupart des dossards. Aucun souci, on en a bien rigolé.

 



Echauffement, départ toutes les quinze secondes, plutôt vers la fin pour moi vers 19h10. J'évite de partir comme un abruti et d'être dans le rouge au bout de trois minutes.

Les trois premiers kilomètres montent relativement peu, ils peuvent souvent se courir, et je reprends du monde. C'est très joli, principalement en sous-bois, avec une ambiance brumeuse. Je gère bien, à mon rythme, et je mange une demi pâte de fruits tous les quarts d'heure.

Peu à peu on sort des bois, vers la cabane d'Areng. Il reste un peu plus d'un kilomètre, mais surtout le gros du dénivelé et on attaque les (très) fortes pentes. Le brouillard se déchire un peu, je vois la longue file de coureurs dans la montée, mais j'en reprendrai peu.

Plus question de courir ici, c'est raide et je grimpe en plantant les deux bâtons devant moi pour me hisser. Une partie un peu rocheuse et glissante, avec une corde pour sécuriser.

Un replat pour relancer, avant l'ascension finale. On ne voit pas grand chose, la brume est toujours là.

Je commence à croiser les premiers partis qui redescendent et m'encouragent. Un dernier effort, j'arrive sur le replat du sommet où j'arrive encore à courir un peu. Le parcours était long, plus de 4km pour 1100m+, et le chrono s'en ressent, 1h01 pour moi. 

 

Je mets du temps à reprendre mon souffle, et rien à boire ou manger à l'arrivée. Je termine ma dernière pâte de fruits, Gilles m'offre une gorgée d'eau, j'admire le panorama puisqu'au sommet nous sommes enfin sortis du brouillard.

Il reste maintenant à descendre, et ça prendra du temps, mais j'arriverai avant la nuit (la frontale était obligatoire). Au point de départ un super ravito nous attend. J'en profite, puis je rejoins le petit village de Ferrere où un buffet est dressé. C'est royal, bière à la tireuse à volonté, saucisse grillée, et autres mets pour se refaire, le tout dans une super ambiance.

Vient le moment où les résultats sont affichés et confirment mes bonnes sensations : je suis 23ème et 1er de ma catégorie. Ca s'arrose !

Heureusement je dors sur place, juste le temps de gonfler le matelas dans le Partner "camping car".

C'était le début d'un très bon weekend en Barousse. Merci et bravo à l'orga, vous savez faire et recevoir. 

 






Samedi matin. La nuit a été un peu pluvieuse et la journée sera brumeuse.

Je monte quand même au Tourroc, environ 1000m+. Encore de jolis sentiers dans les bois et un final à découvert où je ne verrai rien, pris dans le brouillard.

A refaire par temps clair.


Un peu de pub pour les futures Citadelles.


Et une soirée généreusement arrosée à la bière, partagée avec quelques copains et l'orga.

Heureusement, pas de dossard pour moi le lendemain.


Mais quand même une nouvelle belle montée pour aller voir les coureurs du 45km passer vers le Mont Aspet, en partant de Ferrère.
Un bon spot, et je prends plaisir à faire des photos tout en encourageant les coureurs, connus ou pas.





 Vraiment un super weekend passé là-bas, royalement accueilli par l'orga. De très jolis sentiers et paysages, une super ambiance, à refaire. Rendez-vous est pris pour 2023, au moins pour le KV.


vendredi 6 mai 2022

La Saline 2022

 


La Saline je l'avais déjà courue en 2010, ça date...(voir l'article Saline 2010 ). L'équation est un peu la même, que faire de la liberté ?

Finalement, c'est la météo et le soleil annoncé qui guident mes pas vers Gruissan. Au programme un peu de photo animalière, la recherche du bivouac idéal, avant la course du samedi et une sortie prévue dans la Clape le lendemain.





Apéro d'avant pasta-party. Bien installé pas loin des salins, mais les moustiques sont déjà là...


Il fait bon, je dors bien. Au matin une voiture se gare pas loin, un marcheur matinal.

Il est 7h30, je suis encore couché et je jette un oeil par la fenêtre. Surprise, c'est une dame âgée qui ne marche pas mais retire la rubalise des arbres. Aussitôt j'ouvre pour lui dire qu'il faut laisser ça en place, qu'il y a une course l'après-midi.
Elle fait la surprise avec un "Ah d'accord...", prend sa voiture et part aussitôt. Je me lève pour vérifier, plus aucune rubalise sur le chemin ni plus loin sur la route, c'est bien un débalisage intentionnel auquel j'ai assisté.

Voila de quoi m'occuper, le temps de trouver comment avoir le téléphone des organisateurs pour les informer. Grace à Steve j'y arrive assez vite et mis au courant ils s'occupent de rebaliser le secteur.
 


De mon côté je vais marcher sur un bout du parcours qui s'annonce très plat, majoritairement sur un chemin de terre un peu cabossé.
Pique nique léger, sieste, vers 15h30 je me dirige vers le départ pour retirer mon dossard. Avec celui-ci on a bien sûr un petit pot de sel et un ouvre bouteille du Gruissan Phoebus Trail.
 


Je me prépare et alors que je vais partir m'échauffer je tombe sur Monique et Jean-Louis en Vtt, deux membres éminents du bureau des Citadelles. La surprise passée, ils décident de rester là pour assister à la course.
Moi je réalise un bon échauffement en repérant par deux fois la fin de parcours, ce qui sert toujours.

17h, le départ est donné. Je suis dans les premiers rangs et je stabilise une bonne place, avec devant moi une douzaine de coureurs intouchables.



Le bout de route passé, nous voila sur le chemin de terre en bord d'étang. Ca court vite, avec le vent qui pour l'instant nous aide. Quelques coureurs me dépassent, j'en double d'autres, les places se font.



Après une partie sur la plage, heureusement sur une bande de sable dur, nous voilà en route vers le bâtiment des salins. Ici le vent est pleine face, et il pousse fort. Stratégiquement, je me suis abrité derrière un coureur avec qui je bataille depuis un moment.

Ne voulant pas que profiter de sa protection, je le double pour faire une sorte de relais. Mais il ne reste pas à l'abri et me redouble aussitôt. Pourtant la différence est flagrante entre le plein vent et la protection derrière un coureur.

J'essaie encore deux ou trois fois de passer devant pour qu'il profite de ma protection, mais il me redouble aussitôt à chaque fois. Tant pis pour lui, qu'il s'épuise...




Arrivés sur la route où l'on ne s'arrête pas au ravito, on s'engage sur un bout de chemin montant, à l'abri du vent. J'accélère un peu, et bien sûr il ne peut pas suivre.

Encore un bout de route, un autre chemin, et un rythme que j'arrive à maintenir élevé. En plus j'entends que pas loin derrière moi on encourage la première fille.

Quelques barrières de sécurité, les derniers mètres, et j'arrive à garder ma place. Mon adversaire du jour arrive peu après, on échange une poignée de main. Puis c'est la première fille, vraiment pas loin.
J'apprendrais quelques jours plus tard qu'elle est championne de France de 100km et vaut 2h41 au marathon, belles références.

Moi j'ai mis 43 minutes pour ces environ 11km, et je termine 17ème et 1er M4. Engagé sous le nom "Trail, bière et pizza".



L'ambiance est sympa, on discute en attendant la remise des prix. Et voila un nouveau podium qui fait plaisir. Je repars avec de la soupe de poisson et diverses qualités de sel.

Le parcours était bien, rapide, roulant, et dans un joli cadre. Parfait pour décrasser le moteur.



La soirée se poursuit avec Monique et Jean-Louis, l'occasion d'aller partager une pizza en ville.



Au matin j'assiste au lever de soleil depuis le Partner camping-car, avant d'aller dans la Clape, entre course, balade et réflexion.

Des moments agréables et d'introspection, toujours utiles dans ces périodes où il faut trouver une nouvelle vérité.

 


Et donc je fais une belle sortie dans la Clape, où je n'ai jamais vu autant d'eau couler.





Ce terrain est un vrai labyrinthe, et je découvrirai encore une fois des sentiers où je n'étais jamais passé. Et d'autres à explorer une  prochaine fois.



L'Arche que l'on passe en course. J'avais dû revenir plusieurs fois pour comprendre où elle se cachait et la retrouver. J'y vais maintenant du premier coup.



Après trois heures de sortie, retour au campement, petit pique-nique et mise en route tranquille pour rejoindre la ville.
J'y reviens apaisé et prêt à renouveler ce type de weekend, avec bientôt un accès à la plage qui sera possible. Là il faisait trop chaud pour la course mais trop frais pour buller sur une plage.

A bientôt pour de nouvelles aventures.