dimanche 10 octobre 2010

- Off Hospital du Temple


Denier week end chargé pour moi avant de faire du jus en vue des Templiers.


Première mission le tour du lac de Montbel, en solitaire.

Les jambes ne tournent pas trop vite, mais le cerveau est à fond, une vraie balade tout en introspection.
J'en ressors serein, avec une vue bien plus claire sur mes questions existentielles du moment.




Loin de mon record en 1h07, je boucle ce tour de 15km tranquillement, en 1h29. Un seul regret, le niveau de l'eau qui est déjà bien bas.



A 21h, après un petit repas sympa chez ma mère, départ pour un tour dans la forêt de Bélesta avec Jacques et Jean-Pierre.



Le seul animal visible de la soirée, plus loin des yeux brillants nous observeront brièvement.



Depuis le relais, vue sur les lumières du Pays d'Olmes.





Bonne ambiance et bonne forme, nous voilà rallongeant déjà la sortie en direction du Gélat.







Tout va bien, mes compagnons sont confiants dans leur guide.




J'aurais une hésitation à un seul endroit, sans doute une nouvelle piste tracée.
Pour le reste, il vaut mieux très bien connaître les sentiers de la forêt ou c'est la nuit assurée à tourner en rond dans les bois.





On redescend sur l'aire du Bois Joli, pas grand chose à voir depuis le point de vue.




Superbe descente vers les ruines de Millet, un régal.






Au coeur des ruines.





La nuit est belle et chaude, on pourrait continuer des heures.
A Bicharolle, Jacques moins en forme descend directement sur Bélesta.
Avec Jean Pierre, on remonte sur le pont du Mayne pour basculer sur Fontestorbes. Encore une belle partie, bien sèche.





Passage à la source de Fontestorbes, superbe dans la nuit.







Onze heures du soir, quelques clients du resto vont halluciner en nous voyant passer...




Retour à Bélesta, environ 18km et 700md, 2h10 de plaisir dans la nuit.








Dimanche matin, la pluie annoncée est bien là.
Nous sommes dix à nous lancer sur le parcours du 20km des Citadelles , en sens inverse.





Tous bien couverts, ça pleut sérieusement.










Passage du ruisseau de Freychinadel, acrobatique sur les pierres pour certains, les pieds dans l'eau pour moi.







On rencontre de grosses montées, le parcours me parait plus costaud dans ce sens là.





Un tout petit bout de route.





La montée est difficile, très encombrée par de nombreux arbres tombés. Va y avoir du boulot pour nettoyer les sentiers pour la course.




Normalement, il y a un château en face de nous.





La pluie redouble en approchant de Montségur.





Des sentiers humides...












L'équipe de courageux du jour, pour une pause très rapide au pied du château.






On n'y monte pas, on ne verrait rien de plus et les roches doivent être trop glissantes aujourd'hui.






Un vrai sentier de Citadelles.







Plus loin, les sentiers transformés en ruisseaux.






Pas grand monde dehors aujourd'hui.




La descente de Madoual est humide, le retour boueux et je commence à ressentir la fatigue des balades de la veille.
On finit trempés, mais la sortie a été belle et sympathique.
Un bon repas après ça et me voila maintenant prêt à affronter les Templiers.




dimanche 3 octobre 2010

- Trail du Cassoulet


Photos Running Mag



Le Trail du Cassoulet…c'est loin d'être mon parcours préféré, trop de chemins agricoles, trop de champs à traverser, beaucoup trop roulant. J'y arrive donc peu motivé, espérant un top10 pour les points du challenge, mais la tête encore ailleurs. Beaucoup de gens connus ici, que je salue tout en effectuant mon échauffement.

9h30, je suis dans les premiers rangs sur la ligne de départ, prêt à en découdre. Ca part relativement vite pour un tour dans les rues de Verfeil, avant d'attaquer les premiers chemins le long des champs. Je suis dans les quinze ou vingt premiers, relais et 14km compris.

Dans une grosse descente qui secoue, je perds mon bidon. Demi-tour et une poignée de secondes perdues à remonter le chercher. Un peu plus loin, j'entends une chute derrière moi : je me retourne, Jacques Granier se relève et me dit que tout va bien. Nous sommes dans un ordre logique, les premiers du challenge devant moi, par moments en visu. On dépasse les randonneurs avant de les croiser un peu plus loin après le tour du lac, c'est sympa.

Le rythme est toujours bon, pas de difficulté particulière. J'ai clairement la tête qui est restée à l'Estany de la Carança, ça me sert de motivation pour avancer, et si je rate ma course, ça me servira d'excuse.



Après le tour du premier lac, on arrive au ravito du km7. Je m'arrête, bois un coca et prends un bout de saucisse. Les cuistos sont contents, je suis peut être le premier à prendre le temps de déguster leur grillade.





Photos David, merci ;-)

Mais je repars aussitôt et mange en courant. Peut être pas idéal, je sentirais mon ventre un peu bizarre par la suite.




Je double 2 ou 3 gars sans doute partis trop vite, je ne suis pas très loin de Benoit Sableyrolles, ce qui est étonnant. On en termine comme ça avec la première boucle de 14km, avalée en 1h06. Nous voilà maintenant entre gars du 34km. Jacques Granier revient sur moi, comme d'hab, et me dépasse. On discute un peu, nos places ont l'air assurées, il n'y a personne loin derrière.



Plus étonnant, je suis tout près de gars qui me larguent d'habitude. Soit je suis vraiment en forme (on m'a dit 3 fois que j'étais affûté avant le départ) soit ils ne sont pas bien.

En fait, c'est la deuxième solution. Dans une côte, en mode cabri, je double Benoit Sableyrolles, il me dit qu'il n'a pas de jambes aujourd'hui. Finalement, il les retrouvera et finira devant moi.




Un peu plus loin, je rattrape Julien Bonilla, manque d'entrainement sans doute, il n'est pas bien. Pour lui, la course se terminera sur un abandon.







Dans une grosse côte (il y en a trop peu), je dépasse Benoit Sentost qui marche. Un petit encouragement et je poursuis. Arrivés au bord du lac pour un des passages les plus pénibles, il revient sur moi et me dit qu'il est blessé au tendon d'Achille. Abandon prévu dès qu'il arrivera auprès de ses parents un peu plus loin.





Ensemble, on double Fred Mahdi qui n'a pas l'air bien. Il nous demande si on n'a pas une barre, je lui passe une demi pate de fruit et poursuis. Revenu en forme, il me dépassera plus tard, en me remerciant pour ce coup de main.

Au bout du lac, le deuxième ravito. J'évite cette fois la saucisse et prends juste un coca.

On est vers le 25ème kilomètre et la course va pour beaucoup se durcir ici. Je commence à accuser le coup et je vais bien moins vite. Deux gars me dépassent facilement, petit coup au moral. Il me faudra bien une demi-heure pour réaliser que ce devaient être des coureurs du relais.

Il y a quelques passages sympas en forêt ou en bord de ruisseau, mais surtout des chemins ou des champs tous bosselés où il est difficile de courir. Le mental a pris le relais, j'avance comme un petit vieux, pensant aux points du challenge et toujours à la Carança, la Carança, la Carança.




Je double un gars en orange, avant qu'il revienne sur moi un peu plus loin. Il me dit "On finit ensemble ?". Je dis "Ok, mais je suis cuit". Il me répond qu'il a le genou en vrac…On va faire un bon bout ensemble, on voit au loin quelques gars qui reviennent sur nous.
Au château de Riquet, il rempli son camel, je bois un coup rapidement et lui explique que j'y vais, que je veux sauver des points au challenge. On se suivra encore un moment, puis je finirai par le distancer.







Le château de Riquet, joli, mais je ne l'ai pas vraiment apprécié, plongé dans la galère de la course.






Le final est vraiment pénible, il fait chaud, c'est long et plutôt inintéressant. Un gars en noir me passe, facile malgré son dossard du 34km. Un autre en rouge fait de même mais je vais m'accrocher. On va se doubler plusieurs fois, surtout sur le dernier faux plat où je m'accorde une minute de marche.

Il reste une dernière côte avant de traverser la route et dérouler vers l'arrivée. Je trouve quelques forces pour m'arracher et foncer. Un coup d'oeil derrière, le trou est fait.






Je finis 12ème, ces près de 35km avalés péniblement en 3h02. Coca, saucisse, toasts au pâté, il faut se refaire. Je retrouve les gars arrivés avant moi, c'est-à-dire le bus des abandons, Julien ou Manu qui en a eu marre. Il y en a eu aussi d'autres, plombés par la chaleur et ce parcours usant.





Manière de faire tourner les jambes, je pars en marchant voir quelques arrivées. Je vais ensuite traîner entre la remise des prix et le ravito, le ventre un peu en vrac, assez fatigué.
















Célia, 2ème fille.



Manue, 3ème fille et tête des mauvais jours.





Daniel, monsieur Versant Trail, termine son relais.






Les sympathiques Trotteurs d'en Laure, organisateurs de la finale, la Piste Jaune à Labruguière.





Thierry venu de Lavelanet, on a causé GRP, ça lui a plu et il a évité la déception sur l'UTMB.





Je n'aime pas l'expression "faire le boulot" quand on parle de courses, car en général c'est un vrai plaisir de parcourir les sentiers, même en compet. Mais là je n'en étais pas loin, très peu de plaisir sur ce parcours, quelques problèmes avec la plante du pied gauche échauffée, une douleur récurrente au dessus de la maléole droite, il m'a fallu un gros mental pour avancer encore et ne pas laisser aller.






Maintenant c'est fait, la 5ème place est normalement assurée et avec l'abandon de Julien, la quatrième est mathématiquement possible.

Place maintenant à la récup, à un dernier we chargé et ensuite je lève le pied jusqu'aux Templiers.