mardi 3 septembre 2013

CharcuTrail : Trail du Montalet


Trois après une première expérience sur le Trail de Lacaune (voir Trail du Montalet 2010 avec bien plus de photos que sur cet article), je reviens sur ce site avec de très bons souvenirs du parcours comme de tous les à côtés.


Je retrouve le samedi soir Stéphane et tous ses acolytes qui s'hydratent déjà depuis midi... Je me contenterais d'un simple demi, évitant le mètre de Ricard qui me nargue et j'essaierais de ne pas trop abuser de la charcuterie et de l'excellent repas que l'on sert au café chez Ricou, organisateur de la course. Très bonne adresse, et de  la vraie nourriture pour un prix modique.


Après une bonne nuit dans la 306 camping-car, le jour se lève sur une belle journée ensoleillée. Après mon Kilomètre Vertical réussi au Montcalm, je reviens me tester en trail dans le cadre du Challenge. Efficace pour voir où j'en suis.


Le parcours que je connais donc déjà est une réussite, de vraies montées, des supers sentiers dans les bois, un passage au point haut du Roc du Montalet  des descentes parfois faciles, parfois plus casse gueule.

Le départ est donné tard, à 9h30, ça laisse le temps de se préparer et de s'échauffer correctement. Ca part à une bonne allure, je suis environ dans les 20 ou 30 premiers, mais difficile d'y voir clair avec les coureurs du 8km et ceux du relais mélangés avec nous.

La forme est bonne et je cours bien, surpris de faire plusieurs kilomètres derrière Sébastien Sarda. En fait il connaît un début de course laborieux mais terminera bien, à la 7ème place.

Le début est assez roulant et monte faiblement. Mais dès que la pente se durcit je suis super à l'aise et sens les bienfaits du travail effectué tout l'été pour le KV. Je grimpe facilement, déposant quelques coureurs, et je rejoins même le premier relayeur, Laurent Bru, qui est un bon coureur mais qui a quand même pas mal chargé la veille. Du coup, on bataille pas mal et on conserve ainsi un très bon rythme. Comme d'autres, il me distance ou  refais son retard dès que c'est roulant et encore plus quand ça descend. 
Dès que ça remonte, tout est à refaire, les rattraper et les dépasser.


On arrive ainsi en jouant au yoyo au Pic du Montalet, point culminant de la course.

Derrière s'annonce une grande descente, joueuse et parfois piégeuse, dans laquelle je compte ceux qui me dépassent. J'en suis à 5 quand Stéphane qui fait la course tranquillement me rejoint. J'essaie de m'accrocher mais je ne suis pas.

Le temps de prendre un verre d'eau à un ravito, un autre coureur me passe. Puis arrive la belle bosse qui vient couper cette longue descente. Aussitôt je peux à nouveau m'exprimer, reprenant Stéphane et trois ou quatre coureurs. Gratifiant.



Mais malheureusement la montée s'achève et il faut basculer dans la descente en direction de l'arrivée. Le début dans les bois est facile  et j'envoie autant que je peux pour tenir la position. Je suis quand même suivi de près , puis dépassé dès que l'on arrive sur une piste caillouteuse, plus technique.

Nous sommes quand même très groupés même si je n'arrive pas à combler mon retard sur les derniers kilomètres. Il ne reste qu'un coureur juste derrière moi et c'est à fond que nous déboulons dans les dernières centaines de mètres.

Le final se joue sur le stade, sur un demi tour de piste. Devant, les spectateurs hurlent alors que se déroule un sprint. Je m'apprête aussi à me "battre" avec le coureur juste derrière moi, mais il me dit "Vas y, tu as toujours été devant". Un joli geste qui mérite d'être salué.

On en termine quand même très vite, à la 22ème position en ce qui me concerne et 6ème V1. Le temps est bon, 1h57'30" pour courir ces 22km et 900md. La forme est là,  bien loin encore une fois de ma contre performance de Quéribus, le traumatisme de la saison, mais compréhensible après le contre coup du 24H de Portet.




Le temps d'aller me doucher et de constater la présence d'une belle ampoule que j'ai sentie en course mais qui me fera souffrir surtout après, l'heure est venue de profiter des plaisirs proposés sur place. Une paire de demis avec les copains, puis un bon repas pris dans la récente et superbe salle, tout en assistant à la remise des prix.


La saucisse est quasiment à volonté, de quoi faire le plein de charcuterie, pour moi qui d'habitude l'évite quand même beaucoup. Et l'on repart en plus avec un petit lot pâté/saucisson donné avec le dossard.


Le podium du jour.


Voila donc une belle course de plus, tout à fait conforme à l'excellent souvenir que j'en avais. Que du vrai, de l’ambiance au repas, en passant par un super parcours où il faut être complet pour performer.
Un trail 100% recommandé.


lundi 19 août 2013

KV du Montcalm



Voila des semaines que j'attendais et préparais ce premier Kilomètre vertical du Montcalm. En fait depuis mon échec sur le Trail de Quéribus, après lequel j'avais décidé de tourner la page du Challenge et me consacrer à ce défi qui m'attirait. Après de bonnes séances de fractionné et de côtes, avec l'arrêt du "je mange un peu n'importe quoi" et avec quatre kilos de moins, me voici prêt à affronter ces 1000m de dénivelé pour 5km de sentiers.


Le départ est à 16h et j'arrive à Auzat en début d'après midi. Je pose juste une petite affiche pour les Citadelles 2014, pas la peine d'en faire trop car les inscriptions sont déjà pleines très vite.


Vu la liste des inscrits, le podium ne sera pas pour aujourd'hui. On verra pour un top10.


Une demi heure avant je suis prêt et commence à m'échauffer. Il fait chaud mais je sais que la montée se fera dans les bois pour l'avoir reconnue déjà deux fois 
(voir la sortie au Pic du Far : http://sentier-libre.blogspot.fr/2013/06/pic-du-far-etangs-de-bassies.html )




16h, ça part vite et je ne traine pas pour ne pas me faire coincer dès les premiers passages étroits. Par contre, vu tous ceux qui sont devant moi je sais que c'est cuit pour le top10, ce sera plutôt 20 ou 25. Il y a des jeunes, de rapides espagnols et anglais, impossible de rivaliser avec eux.


Je prends donc mon rythme, donnant à peu près tout du premier mètre au dernier. Le sentier est étroit mais les dépassements sont possibles, même s'ils sont rares. La bataille est permanente avec les coureurs qui  me précèdent ou me suivent de près.

Je suis un peu énervé de voir un ravitaillement à la cabane de mi-parcours, alors qu'en réponse à ma question l'organisation m'avait répondu il y a quelques jours qu'il n'y aurait qu'un ravitaillement à l'arrivée. J'espère ne pas porter mon bidon pour rien. Mais ce sera heureusement le seul ravito intermédiaire.





La course se poursuit, montée régulière et un peu moins raide sur la seconde partie. J'alterne marche rapide et course dès que je le peux.

Et puis un coureur arrive derrière moi et commence à me booster. Il me dit "Allez, on y va, on rejoint le train devant", en désignant deux ou trois coureurs que nous avons en point de mire.

Et ça marche ! J'arrive à aller plus vite, à donner plus, avec ce coach improvisé qui m'encourage. Relance après relance, on arrive à rejoindre les coureurs en question. On double le dernier d'entre eux, la bataille continue.

Le "coach" me demande si j'ai des gels. Je répond positivement et il me dit "C'est le moment, il reste 12 ou 13 minutes de course, il faut le prendre maintenant". Du coup je l'écoute et avale un "Coup de fouet".
Mais je marque un peu le coup et suis moins fringant. Le coach s'éloigne devant, j'essaie de tenir ma place.


On arrive dans la partie  courte et très raide où il faut un peu s'accrocher aux branches et rochers pour monter. Je ne lâche rien, je sais que l'arrivée est maintenant très proche.


Plus que quelques mètres avant de sortir des bois et atteindre l'arrivée aux orris.
Du moins c'est ce que je croyais car en sortant à découvert j'aperçois l'arche d'arrivée placée quelques dizaines de mètres positifs au-dessus.


Je prends un coup au moral et j'ai bien failli lâcher à ce moment là, me croyant arrivé alors qu'il restait encore un dernier effort à fournir pour gravir la raide pente du final.
Mais je sais qu'il y a trois ou quatre coureurs derrière moi et que je suis dans les 25 premiers, alors je résiste et je continue à pousser








Il y a un peu de public, quelques amis, les coureurs déjà arrivés et c'est sous leurs encouragements que je donne tout sur les derniers mètres, arrivant à conserver ma place.
J'en termine à la 22ème place, en 50'40".



Je suis bien vidé et j'apprécie le petit ravito d'arrivée. Je suis également très satisfait de mon temps, être sous l'heure me semblait évident et impératif, et les 50 minutes un chrono qui me plaisait.
Objectif atteint après toutes ces semaines d'entrainements et surtout de plaisir à gravir les belles montagnes d'Ariège.




Le site d'arrivée est idéalement placé pour assister aux derniers mètres de la course et encourager les nouveaux arrivants. Romain en termine d'ailleurs complètement cuit.

Mais l'avantage de cet effort finalement court, comme un 10km, c'est que l'on récupère assez vite et que l'on se sent bien rapidement. De toute façon il n'y pas le choix ici, pas de cabine et il faut redescendre à pied...

Le descente s'effectue tranquillement pour moi, m'arrêtant discuter par ci par là. Je reviens donc à Auzat assez tardivement, juste à temps pour profiter des dernières miettes du ravito et d'un ultime verre de Coca. Dommage, il reste pourtant des coureurs derrière moi. 
Le classement mettra du temps à être diffusé et comportera quelques erreurs, comme le montrera la remise des prix. Mais à part ces mini couacs l'organisation était carrée, le Montcalm existant quand même depuis près de 25 ans.

Je viens d'ailleurs de réaliser quelques jours après (le classement n'affichant pas les catégories...) que j'avais fait un podium, troisième V1. Champagne !




Après ce gros effort, une excellente pizza était la bienvenue. A retenir pour le guide des pizzas, la pizzeria de Tarascon, très bonne adresse.

Et puis après cet objectif atteint, il est temps de se tourner vers les suivants, à commencer par le Trail des Cascades qui s'annonce beau et  intéressant.
A suivre.