samedi 21 février 2015

Gruissan Phoebus Trail : Las Caladas


Si Benoit Cori au-delà de son talent est aussi célèbre pour ses après courses gargantuesques, il faudrait que je fasse attention à ne pas reproduire cela, AVANT la course.
Arrivé le vendredi soir je teste un premier pizza-demi-crêpe Nutella chez Maxim. Bon mais il manque quelque chose (pâte trop fine ?).


Petite marche digestive et dodo.


Le matin à l'aube je pars faire un footing à jeun en bord d'étang. Belles couleurs de ciel.
J'y croise les organisateurs en voiture, déjà à l'oeuvre sur le terrain, avant de reconnaitre la dernière bosse et rentrer.




Le matin dès 10h je tiens un stand de présentation des Citadelles.  Il ne reste des dossards que pour le 73km et j'ai peu de chance de convaincre des indécis, mais le plaisir de discuter avec les visiteurs est bien là, entouré par mes voisins du Trail de Fontfroide, ainsi que les partenaires Brooks et Isostar.


Steve me tient compagnie un bon moment avant que l'on parte voir ensembe le Trailhounet. Après bien sûr une nouvelle pizza (à emporter, près du salon, et pas mauvaise).




La descente du Rec d'Argent, très technique, est toujours un haut lieu de spectacle, des premiers qui volent aux derniers à l'arrêt.






Le soir nouveau test de pizza pour le guide "Trail et Pizza" que je n'ai toujours pas commencé. Dur métier où il faut payer de sa personne.


Mais je pense avoir trouvé la bonne adresse à La Croisette. Très bonne pizza suivie d'un fondant au chocolat, accompagné de crème anglaise et chantilly. Me voila prêt pour le lendemain.

Je dors mal me semble t il, mais pour une veille de course c'est normal.







Au matin je vois qu'il a plu et qu'il pleuviotte toujours.  J'effectue un bon échauffement en compagnie de Gérald, futur deuxième.


Ce ne fut pas la course parfaite, mais le résultat est là. Parti avec l'objectif d'être dans les 25 comme l'an dernier, je ne me suis pas emballé au départ.




La première énorme côte, passée en marche rapide. La première fille me double ici, je ne la reverrai pas. Un avion.
En haut de la bosse je m'aperçois que mon chrono n'est pas déclenché. La faute à un départ bizarre, donné au milieu de la musique sans aucun compte à rebours. Dommage pour une grosse orga comme celle là et première contrariété. 


Les places se sont faites ensuite progressivement, quelques gars doublés, et on m'annonce 36ème en ce début de course.

 J'essaie de tenir le compte, mais il y a peu de changements. Quelques coureurs sur les côtés qui abandonnent, je m'estime vers la 30 ou 33ème place. Je m'amuse sur ce joli parcours mais je me sens poussif, pas au top comme à Bize. C'est glissant mais je suis en confiance avec les Ultra Raptor aux pieds, alors que devant moi je sens que certains craignent les savonnettes qu'ils ont aux pieds..







Avant l'arche de pierre je perds le contact avec les coureurs devant moi, adieu le top30. Nouveau coup au moral.

Le ravito du km18 approche et je suis bien déçu de ne pas y trouver la copine qui devait m'y attendre avec une bière. Aucun intérêt sportif, mais cela aurait été une étape fun dans la course. J'avale un demi verre de coca et repars en ruminant un peu intérieurement.

Physiquement je commence à ramasser, je dois manquer d'endurance pour la distance. Le gars devant moi est en vue mais inaccessible, celui de derrière à distance respectable.

Bizarrerie du parcours, plus loin on descend une partie montée ce matin. Ca me laisse le temps de me demander si je ne me suis pas trompé et de maudire un peu l'orga qui sur le site internet n'a pas affiché les nouveaux tracés.

Pas mal d'idées négatives qui tournent donc dans ma tête et me pourrissent la course. J'en prends conscience et essaye de positiver tout ça. J'adore ce parcours que j'avais découvert l'an dernier, je suis crâmé mais je peux quand même apprécier d'être là en train de courir. Petit à petit je reprends le dessus.



Je me traine dans l'avant dernière bosse, puis je suis prudent dans la descente, bien moins agile qu'au début. Le gars derrière me rejoint en bas, mais sur la piste cyclable je ressors mes bases de 10km et je recreuse un bon écart.

J'aborde la dernière bosse en courant, presque jusqu'en haut, puis dans la descente un copain m'annonce à peu près dans les 25. Bonne surprise, due sans doute à plusieurs abandons .
 









Le final roulant me convient, personne en vue derrière. J'en termine en 2h17, à une 26ème place à laquelle je n'ai jamais cru durant la course (4ème V1).

Le parcours est vraiment sympa, mais j'avais oublié qu'il faut courir quasiment partout et aujourd'hui ce n'était pas simple pour moi, même si c'est sur le plat que j'ai été le plus efficace.




Je prends le temps de me ravitailler avant d'aller me doucher et me changer. La suite sera plus compliquée avec des jambes en bois m'obligeant à boitiller jusqu'au lendemain.



 L'arrivée de Benoit Cori, vainqueur du 50km. Dommage, il aurait pu être présent sur les Citadelles mais son destin en équipe de France en a décidé autrement.


Et puis voici une photo de mon bras et de ses cinquante nuances de Gruissan, conséquence d'une rencontre sauvage avec une branche dans la descente du Rec d'Argent.

A suivre une paire d'étapes tarnaises, mais il faudra d'abord penser à éliminer quelques excès de galettes des rois, de crêpes au Nutella et de pizzas.


***

Et merci à tous ceux à qui j'ai piqué des photos.



4 commentaires:

Steve a dit…

Bravo Michel, tes 2 étapes Audoises de ce début d'année sont des réussites. RDV dans le Tarn en Mars...

Philippe FOURMENT a dit…

Bravo en tout cas pour cette 26eme place, même si tu visais 25. Un excès de pizza ?

Anonyme a dit…

A quoi bon faire du trail si ce n'est pour se faire plaisir : avant - pendant - et après !!!
Vive la pizza et ses dignes mangeurs dont tu restes un émérite représentant...
Et au fait: bravo encore pour tes exploits ;-))

Seb del pueblo de rieucross

Christophe a dit…

Bravo Michel d'avoir su rebasculer dans la tête du négatif au positif! pas évident mais cela paye!