mardi 20 juin 2017

Trail du Pays de Sault


Après quelques éditions ratées pour cause de rendez-vous ailleurs, me voici de retour sur le Trail du Pays de Sault bien attiré par le parcours du 30km qui passera par le Pic d'Ourtizet. C'est un joli petit sommet que je n'avais jamais fait et que j'ai reconnu peu de temps avant avec Marion lors d'une superbe ballade qui offre de très jolis panoramas à 360°.



Nous sommes début juin mais la météo est plutôt pourrie. Il a plu la veille, le ciel est bouché et il fait presque frais. Je pars avec deux couches que je ne regretterai pas.
Le départ est matinal, 8h, et après un bon échauffement je le prends placé dans les premiers, même  si nous sommes peu nombreux, environ une cinquantaine. Ils seront le double sur le 18km.



Ca démarre tranquillement, et ça me va. Le rythme s'accélère un peu lorsque ça monte légèrement à la sortie d'Espezel et je ne cherche pas à suivre, je vais juste faire ma course, espérant marquer des bons points pour le Défi Sud Trail's.




Pas d'emballement non plus sur le sentier mouillé qui descend vers les gorges. Je teste pour la première fois dans ces conditions mes toutes nouvelles Salomon S Lab Ultra et je ne sais pas ce que ça va donner. Le test sera largement positif.
Je les savais légères, confortables, et l'accroche sur terre mouillée s’avérera bonne. Je les aurais juste trouvées moins sûres que les Ultra Raptor sur rocher mouillé.




Mais reprenons la course et la grosse montée de 1200m+ en une dizaine de kilomètres. Je n'ai pas compté au début quand j'ai laissé filé la tête de course, et je pense être dans les vingt/trente premiers, une place moyenne.
Je monte bien, efficace, entre mains sur les cuisses et relances quand c'est possible. Je dois doubler quelques gars, je croise plusieurs fois Adrien et son quad, je bataille un peu avec Gaëtan et je ne suis pas loin de Francis. La plupart du parcours est pris dans un brouillard plutôt épais (photo de la reco ensoleillée ci-dessus) et il faut parfois être très vigilant pour ne pas rater les rubalises.




On passe pas loin de la cabane du col de Tourrugue où nous avons bivouaqué, avant de suivre le parcours de notre rando dynamique. C'est bon pour le moral de se remémorer ces moments.
Je m'arrête au col refaire le plein de mon bidon d'eau. Celui avec de l'Overstims n'est pas encore vide. Je dépasse aussi Gaëtan qui a stoppé pour une pause vidange.




Puis je reprends la belle et grosse montée en direction du sommet, juste derrière Francis. Je vais bien, la course est belle, tout roule.




J'arrive à relancer en de très rares endroits car ça monte fort et l'approche du sommet est en plus un peu technique.


Nous avions un superbe panorama de fin de journée lors de la reco, et aujourd'hui c'est le seul endroit où l'on passera un peu au-dessus des nuages, apercevant le soleil et le Roc Blanc.



 Au sommet un sympathique petit ravito est installé. Au choix, saucisson et vin rouge. Raisonnable, je ne prendrai qu'une petite tranche.
Francis m'a attendu là et on attaque la descente, technique sur le début, ensemble.




Nous ne sommes pas très rapides et Gaëtan nous rejoint rapidement.


On attaque ensuite une très belle partie dans les bois, sur de superbes sentiers à nouveau pris dans la brume. J'ai mal compris le principe de la poche à lacet sur mes nouvelles chaussures et je dois m'arrêter pour les ranger. Je me baisse donc et là je ressens une grosse douleur dans la cuisse. Je pense que ma course est terminée, alors qu'il reste encore quinze kilomètres à parcourir.
Je m'étire un peu appuyé à un arbre et je repars doucement. La douleur s'estompe peu à peu, et finalement elle ne me gênera plus.



Pendant ce temps Gaëtan et Francis ont filé, et je ne les reverrai pas.
La descente est donc belle, sauvage par endroits avec juste la trace de la moto d'ouverture et des premiers coureurs au milieu de quelques pierres et d'orties.


Puis viennent de longues parties roulantes sur des chemins herbeux, avec toujours la vigilance à avoir par rapport aux rubalises blanches et bleues, pas toujours très visibles dans le brouillard.

Je suis seul depuis un bon moment, quand dans une descente plutôt facile je me fais doubler et déposer par un avion. Je sais que je ne suis pas un grand descendeur, mais sur le coup je suis plutôt dégoûté de voir l'énergie qui reste à ce gars.
Puis sur le chemin plat qui suit un autre concurrent me rejoint. On parle un peu, et en fait il est sur le 18km. Je comprends mieux la différence de vitesse avec le coureur qui vient de me doubler.


Puis j'arrive au ravito avant Niort,  tenu par mes collègues des Citadelles. Je mange un petit truc pendant qu'ils me remplissent un bidon avec la dose d'Overtims que je trimbalais. Puis je repars assez vite.

Le moral est bon, même si je reste déçu par ma place supposée au-delà des vingt premiers.


Dans la traversée de Niort je suis rejoins par le quatrième du 18km.
Les trois premiers ont une bonne avance et je suis surpris d'être à peine plus lent que lui. On fait une grosse montée efficace au-dessus du village, puis bien sûr il me distancera à la longue.


A la fin de cette belle côte on bascule dans la dernière descente. Je suis encore rejoint par quelques coureurs du 18km, assez peu en fait, et sur la fin plutôt roulante je double même un coureur du 30km un peu séché.


Je fais donc une belle fin de course, et en vue de l'arrivée j'ai le plaisir de croiser quelques têtes connues. J'enfile les premières rues du village, une dernière accélération et c'est fini, en 3h20 (28km  1600m+)


Après avoir chaleureusement serré les mains de Gaëtan et Francis qui sont arrivés depuis peu, je fonce aussitôt voir quelle est ma place, et j'ai la très bonne surprise de découvrir que je suis 13ème. Et comme le premier Master 2 est sur le podium, j'aurai les honneurs de ma catégorie.


La course passée, la fatigue et le froid me tombent dessus et il est temps de se couvrir et se ravitailler un peu. Les arrivées se succèdent, avec beaucoup de copains ici.

Le parcours de cette année était vraiment très bon, avec un peu de tout et cette très jolie partie autour de l'Ourtizet.




Viendra ensuite le temps de la remise des récompenses et du grand buffet d'après course, à l'abri du froid dans la salle de Belcaire, avec la bière qui coule à flots.
Bravo à Adrien et son équipe pour cette belle réussite, il faudrait juste prévoir un poil de plus de rubalise, rouge et blanche si possible, surtout par temps de brouillard.



A noter que pendant ce temps là Marion attaquait la saison de KV dans les Alpes de Haute Provence, avec une brillante troisième place. On se retrouvera bientôt sur ce format, et je vais devoir surveiller mes arrières.



3 commentaires:

Philippe FOURMENT a dit…

Comme quoi il ne faut jamais désespérer quant au classement. Bravo. Au fait, tu n'as pris qu'une seule rondelle de rouge ??

Manu a dit…

Encore une course rondement menée, bravo Michel.
Quant à tes arrières, oui surveilles les bien car Marion serait bien capable de te botter le c...., je l'y encourage��
Félicitations à Marion ��
À bientôt sur les sentiers, ca fait bien longtemps.....l'Ami.

Steve a dit…

Bien joué, et tout ça en "Salomon" !!! Manquait plus que les bâtons pour être à la mode...