lundi 7 juin 2010

- Montsegur - Etang des Truites - La Frau


Départ à 9h30 de Montségur, direction l'étang des Truites, la Jasse de Pratmau puis la Frau, en passant par le col de la Peyre.





On laisse derrière nous le château de Montségur pour une grosse montée de 600md.






Il fait chaud et les Ricards de la veille ressortent par tous les pores de la peau.





Dur ce mur d'entrée...




Ça monte toujours, dans les bois ombragés.





On croise ici Hervé, parti bien plus tôt, qui revient de l'étang des Truites.




Derrière nous, toute la plaine du Pays d'Olmes.





Passage au dessus de l'Etang de Moulzoune.




Le château, déjà loin derrière Francis.





Et face à nous, les Pics de Soularac et du Saint Barthélémy.





Fin provisoire de la montée, on peut courir sur le sentier en balcon qui mène à l'ancienne mine.





Après un classique raté du chemin de l'étang, toujours aussi mal signalé, on retrouve le sentier qui serpente à travers bois et rochers.




Quelques parties techniques.




En face, le Soularac et la cuvette de l'étang.




Arrivée à l'Etang des Truites, paisible et magnifique endroit où nous ferons une petite pause.





C'est reparti, direction la Jasse de Pratmau.



Le parcours est ici plus sauvage, l'endroit moins fréquenté.



Descente de pierrier avec vue sur la plaine.




Le sentier étant en face nord, on croisera ici quelques névés persistants.




Francis m'a prêté un bâton, bien utile car je suis toujours aussi peu à l'aise dès qu'il y a du vide ou trop de pente.




On remonte ensuite un peu à flanc. Au fond de la vallée on aperçoit le château de Montségur à gauche.




Passage technique et glissant, heureusement bien sécurisé par une main courante.





Nous voici prêts à basculer vers la Jasse de Pratmau.
En face de nous, la ligne de crête que l'on va suivre jusqu'à la Frau tout à gauche.


On s'engage dans une belle descente joueuse pour rejoindre la jasse.


Nous voici sur la Jasse de Pratmau, avec en face le col de la Peyre où il faut monter.



A partir du col, superbe vue sur la carrière de talc de Luzenac.
Environ 3 heures que nous sommes partis et l'estomac commence à réclamer. On s'accorde donc une pause casse croûte face aux montagnes.




La remise en route est ensuite un peu laborieuse et même si le chemin est large et plat, on ne se remettra pas à courir de suite.



On évite le sommet de la Frau qui nous aurait apporté du dénivelé en plus sans paysage supplémentaire, et on reste à flanc en suivant de vagues sentiers, tracés plus par du bétail que par des randonneurs.




On retrouve ensuite le sentier, assez peu marqué et dont le balisage a quasiment disparu. C'est ici un terrain pour initiés.



Le paysage est grandiose, les 73km des Citadelles sont sous nos yeux et il nous reste environ 900m de descente à dévaler pour rejoindre Montségur.



Super descente sur un petit monotrace avec vue dégagée.
Derrière moi, on aperçoit l'entrée de la grotte en bas de la falaise.




Passage dans les bois, un peu casse gueule par endroits.





Et puis long final sur une piste descendante, avec le château de Montségur en point de mire.




Il fait encore plus chaud dans la vallée et un petit rafraîchissement est le bienvenu.



Passé le village, il reste une dernière montée pour rejoindre les voitures au pied du château.
Fin d'une superbe et grosse sortie, 25km pour 1530md, parcourue en environ 5h30.
C'est une rando que j'avais prévue de faire seul, en prépa du Tour des Glaciers de la Vanoise, et je suis bien content de l'avoir partagée avec Francis, ce fut une très belle journée.
Vous pouvez retrouver d'autres photos sur le blog de Francis :

lundi 24 mai 2010

- La Saline, Gruissan



Sea, Six and Sun (pas six en vérité, mais neuf au classement...)







En vacances depuis les Trois Rocs, après une grosse semaine de repos et de sorties en courant ou en VTT, j 'arrivais au week end ne sachant qu'en faire. Pas facile la liberté parfois...

Le Lozère Trail, trop loin, trop long et pas assez de points à prendre au Challenge; des randos vers St Lary, la neige est trop basse; la course de Saverdun puis une sortie vers Bélesta, pas assez dépaysant.


Finalement ce sera la plage vers Gruissan avec une petite course le samedi aprem et une sortie le dimanche avant de retourner à la mer.



Après la plage, je fais les choses dans les règles, dernier repas à 14h, trois heures avant la course, mais pas forcément ce qu'il y a de plus léger.




J'adore ces moments : rouler sous le soleil, de la bonne musique dans les oreilles et aucun souci en vue. Un bonheur simple, ce que n'indique pas ma tête.



Vers 15h je suis sur place, inscription, petite sieste et préparation des affaires.





Etude du parcours, des points d'eau et de la bosse de 40m.






Je pars léger, il fait très chaud avec quand même un léger vent pour rafraîchir l'atmosphère.





Je connais très peu de personnes dans le coin et j'ai le plaisir de retrouver Benoît sur la ligne de départ. Je n'ai ni but ni objectif, mais quand même un brin de pression avant de démarrer.


Le départ est donné à 17h et on part très vite. Le premier kilomètre est avalé en 3'17", rapide pour moi. Sur un 10 bornes j'aurais ralenti pour prendre mon rythme mais comme ici je m'en fous d'exploser je continue comme ça.





Devant trois gars se détachent et nous larguent rapidement. Nous sommes quatre ou cinq à suivre, dont Benoît. Je reste à l'arrière, un peu protégé du vent.


Au premier ravito, je prends un verre d'eau, j'en bois la moitié et me verse le reste sur la tête. Je ferais ça aux trois autres points et mouillerais le buff aux points d'épongeage pour me rafraîchir.









Vers le km4 , notre groupe accélère un peu, je ne peux suivre et me fais distancer avec un autre coureur. Ce n'est pas ce Zorro mais un gars de Brassac.


On se tient pendant un moment, le parcours est sympa sur le final inversé du Gruissan Phoebus Trail, mais principalement sur la route. Après le pont jaune, le gars a pris de l'avance, il est bien trente mètres devant moi.






J'ai peu de temps pour penser, les courses rapides demandent de la concentration, mais je m'aperçois bien qu'il n'y a pas qu'en ultra que la tête fait avancer. Finir est une évidence, mais pour garder le rythme sous la chaleur, avec un point de côté, un échauffement sous l'aisselle, il faut aller chercher quelques ressources mentales indispensables.







J'ai ces ressources et je vais même aller chercher de nouvelles motivations pour non seulement avancer toujours mais aussi accélérer pour revenir sur le gars devant moi.


Nous sommes dans le top10 et sur la longue digue finale je reviens à sa hauteur et le dépasse. Il y a du public, j'ai la pêche malgré une semaine chargée en entraînements et petit à petit j'entends le bruit de ses pas décroître derrière moi.


A fond jusqu'au bout, je termine ces 11,7km en 45'09", neuvième derrière Benoît arrivé depuis près d'une minute.


Je suis très content de ma course, malgré les trails courus plus ou moins longs, j'ai toujours de la vitesse.





Après deux ou trois cocas, je repars trottiner en sens inverse pour faire ces quelques photos.







Ensuite ce sont les étirements puis une toilette sommaire au lavabo en l'absence de douches.






Jolie ampoule sous le gros orteil qui heureusement ne m'a pas gêné en course.






On se retrouve ensuite à l'intérieur pour la remise des prix.

Grâce au non cumul des récompenses, Benoît est 1er Sénior.







Bonne surprise pour moi, je suis 3ème V1, je monte chercher un petit trophée et quelques bouteilles de vins.


Jour de chance, au tirage au sort je gagne le plus gros lot, un séjour d'une semaine à l'océan.





Mon trophée devant l'apéro qui est offert. Un peu fatigué quand même, j'évite le Ricard.






Gruissan est en fête avec des animations de rue. Après cette belle course, je m'accorde une bonne pizza accompagnée d'un demi.





Sur les conseils de Benoît, je me lance le lendemain sur la boucle de la Chapelle au départ des Auzils.


Il fait très beau et je prends plaisir à parcourir ces sentiers et à profiter du paysage, ce qui est impossible durant le trail.





Les sentiers si particuliers de la Clape. Même pendant cette sortie cool, j'ai dû assurer ma pose de pied pour préserver mes chevilles.







Je fais un écart sur la boucle pour aller jusqu'à la falaise où il y a la main courante afin d'admirer le panorama.

Splendide vue, de Gruissan à gauche au Canigou à droite.






Très belle sortie que cette boucle de la Chapelle.





Je rejoins ensuite la plage où je réalise une séance photo avec une jolie brune aux yeux noirs.






Elle pose pour moi.





Après un bain dans une mer encore un peu fraîche, je m'accorde une nouvelle pizza, accompagnée d'un demi (deux, vraiment ?) et d'une crêpe Nutella et chantilly. Que du bon.


Il est ensuite temps de reprendre la route vers Toulouse.

Mon choix était le bon, ces deux jours mi sport , mi bulle sur la plage étaient vraiment très agréables.

A refaire.