lundi 1 septembre 2008

- Grand Raid des Pyrénées : Partie 1


Vieille Aure - Tournaboup : Jusqu'ici tout va bien...


L’avant course

Jeudi après midi, la tête sans doute déjà dans la course, lancé sur l’autoroute, je m'aperçois en voyant la sortie pour Bagnères que j’ai raté la bonne…demi-tour et retour vers Vieille Aure.



Après un arrêt dans une boulangerie pour combler une fringale, je reçois l’appel essentiel, le signe qu’il me fallait, la voix et les encouragements qui m’accompagneront pendant les longues heures de la course.


C’est donc serein que j’arrive à Vieille Aure pour retirer mon dossard, retrouver avec plaisir les connaissances de forums et de courses puis m’attabler pour la pasta party.







A 21h j’assiste au briefing, avant de me diriger comme la foule et les coureurs vers le départ de l’Ultra.




Il fait encore chaud quand les 240 fous s’élancent pour leur périple de 150km. Pour moi, il est temps de faire le lit dans le break et de passer une assez bonne nuit.

La course

Réveil à 5h30 pour le petit dej habituel : quatre quart, lait concentré et Candy Up. Comme à chaque fois, je mets un temps infini à appliquer pommades, pansements préventifs, à m’habiller et à préparer mon sac. Mais aucun détail ne doit par la suite entraver le bon déroulement de la course.







A quelques minutes du départ, je retrouve Grumlie et Francis31 pour la photo souvenir.
Michel, l’organisateur, m’appelle sur la première ligne et me dis en plaisantant qu’il m’attend à 18h.Même le premier sera encore loin à cette heure là…
Le départ est donné à 8h et je laisse partir devant les plus pressés.




Départ Grand Trail Pyrénées 2008 filmé par Philippe, l’homme en bleu de Fontfroide 2007 ;-)





Passé Vignec et la route, on attaque assez vite les premières cotes. J’y vais tranquille, un peu de méthode du cabri quand même, mais sans me fatiguer. Au passage aux granges de Lias, une habitante m’annonce 24ème. La place correspond à mes attentes, tout va bien.



Je suis surpris ensuite de parcourir de jolis sentiers en sous-bois, quasiment plats .





Photo Mélanie




Mais ça ne dure pas et arrivé à Espiaube il est temps d’attaquer le mur : une piste de ski que l’on doit remonter jusqu’au Col de Portet.










C’est dur, ce n’est pas beau et je sais que c’est la portion du parcours que j’aime le moins.
J’arrive au premier ravito en 2h quand l’estimateur donnait 2h28…Mais je n’ai pas forcé plus que ça. Je fais le plein d’eau, resserre les lacets et pioche dans le super ravito : eau plate ou gazeuse, coca et beaucoup de choix en sucré et salé. Un menu trois étoiles et ce sera le même tout le long du parcours.


Me voici reparti, en compagnie de la première féminine. Mais je m’arrête assez vite pour un petit besoin et parce que je n’ai envie de courir avec personne. Sauvage le bonhomme.




Le sentier qui surplombe le lac de l’Oule est déjà un peu technique mais pour avoir reconnu le tracé à plusieurs reprises, je sais bien que c’est ce qui nous attend en majorité.









La montée sur le lac de Port Bielh se passe bien, mélange de course et de rando, au gré du terrain et de la pente.









Les paysages sont magnifiques et je n’hésite pas à m’arrêter et quelquefois à attendre un peu pour avoir un coureur en premier plan sur mes photos.


Passé le lac, je m’engage dans la montée vers le col de Hourquette Nère.




Ca va toujours bien et je monte à un rythme efficace et raisonnable. Je ne m’attarde pas au col et je bascule vers la vallée, calmement.


Une petite voix m’a dit hier avec raison de ne pas me blesser et d’être prudent dans les descentes.


Vers la cabane d’Aygues Cluses, le balisage est un peu brouillon et je poursuis en rive droite, malgré les silhouettes de coureurs en rive gauche. Je sais que les sentiers se rejoignent plus loin.








La partie ici aussi est technique, beaucoup de rochers et approchant des 4h de course, je commence à ressentir un peu de fatigue.En fin de vallée, je salue un des organisateurs du Trail du Cassoulet avant d’atteindre le ravito de Tournaboup.





Photo Mélanie


Je retrouve là Mélanie, la copine de Tooom et apparemment, elle s’est fait embaucher comme bénévole. Je profite un peu de l’ombre sous la tente, je recharge la poche à eau et je rêve avec Julien, Kikoureur que je suis depuis un moment, d’une sieste paisible au bord d’un lac.
Mais c’est la chaleur et les grosses pentes qui nous attendent...

5 commentaires:

Steve a dit…

Salut Michel, vivement la suite du CR de ta course avec toujours de belles photos .

Sentier Libre a dit…

Salut Steve, c'est pour dans quelques minutes...
@ +

Antoine NABONNAND a dit…

Salut Michel,
Je viens de recevoire le mag Ultrafondu et je trouve les photos magnifiques !
Est ce que je peux t'en emprunter quelques unes pour mettre sur mon blog, biensur tout en citant la source.

Sentier Libre a dit…

Salut Antoine,

Pas de souci, pioche toutes les photos dont tu as besoin.
Bravo pour ta course et pour ton récit dans Ultrafondus.
@ +
Michel

Anonyme a dit…

Sobriété des textes et la beauté des photos. chouette aventure
bravo
millepattes77.over-blog.com