mercredi 7 octobre 2015

Ronde des Cimes de Bugarach


Samedi après midi : rejoindre Bugarach en s'aventurant par les routes étroites, bosselées et gravillonnées de Parahou est déjà une aventure.
Je viens là un peu en touriste, après une semaine sans courir en raison d'un léger mal de dos qui a suivi le Trail du Pacte des Loups, il y a six jours à peine. La soirée de la veille a été chargée avec un repas lourd et bien arrosé, prépa idéale.
Au vu des résultats des années précédentes, je pense cependant pouvoir aller chercher un Top10. On verra bien.


Le Tshirt remis avec le dossard pour un petit 10 euros l'inscription est déjà un premier plaisir. Je vais pouvoir afficher ce lieu mythique.




L'orga est totalement à l'ancienne, inscription uniquement sur place, profil et parcours artisanaux et sans doute pas totalement actualisés. Le tout dans une bonne ambiance de vide grenier, placé juste à côté.
Un seul regret, la marchande de crêpes ne sera plus là quand je viendrai chercher ma récompense après la course...




J'effectue un bon échauffement en allant reconnaître la fin du parcours. J'y retrouve avec plaisir le sentier qui arrive de Rennes les Bains, me rappelant mon périple de marcheur sur le Grand Tour du Bugarach, ainsi qu'une sortie ultérieure.

15h30 c'est parti. Je me retrouve de suite placé dans les 6/7 premiers, le Top10 semble acquis. Puis le sentier s'élève, la pente devient plus raide et en courant les écarts se creusent.
Je suis 4ème et derrière moi j'entends les respirations qui s'éloignent. Les trois premiers sont déjà loin.




Puis Marcelin Giro qui a gagné ici à de multiples reprises me rejoint et me dépasse. Ça monte toujours et je m'accroche à lui, essayant en courant de ne pas me faire distancer. Il tient un bon rythme que j'arrive à suivre et alors que la pente s'adoucit nous revenons sur le 3ème.

C'est un petit jeune qui avance très bien. Le classement me révélera plus tard qu'il est cadet, et il présente un fort potentiel pour l'avenir.
Nous sommes à sa hauteur, et lancés à trois de front car il n'a pas décroché. Le deuxième ravito arrive mais avec mon bidon et mes pâtes de fruits je ne m'y arrête pas. Eux font une halte rapide et reviennent aussitôt sur moi.


Nous sommes à la hauteur du col du Linas et il faut à nouveau monter fort par un sentier pour rejoindre la piste des crêtes. Nous courons toujours même si c'est dur, et je m'accorde juste quelques courts passages de marche rapide. Marcelin, "Marsou", voyant que je flanche un peu commence à m'encourager afin que je ne faiblisse pas, car la fin de la montée est proche.

En effet nous rejoignons la piste, ce qui n'est pas de tout repos car il faut aussitôt relancer pour prendre un rythme rapide de coureurs. Il y a ainsi à vue d'oeil trois gros kilomètres quasi plats où il faut courir et courir encore.
Nous sommes toujours trois, en lice pour la troisième place. Quelques lignes droites nous permettent de voir que derrière personne ne viendra nous inquiéter.

Quelques courtes bosses, toujours sur piste, viennent modifier notre rythme de course et c'est dans l'une d'entre elles que le petit jeune craque et nous laisse partir. Dans ma tête le classement est fait, Marsou est bien plus fort et cette quatrième place m'ira bien.


Mais en attendant de voir l'arrivée nous fonçons toujours, et c'est comme que nous avons la surprise de revenir sur le deuxième qui semble avoir explosé. Bonne nouvelle, le podium est en vue. Mais il n'a pas dit son dernier mot et il s'accroche dès qu'on le dépasse.
Nous abordons maintenant une belle descente, toujours sur piste. Je pense gagner quelques secondes au passage du dernier ravtio, mais personne ne s'y arrête.

Toujours bien lancés, nous quittons la piste pour plonger sur un sentier, à peine plus technique. Le second semble moins à l'aise, j'accélère, croyant le distancer définitivement. Mais il n'en est rien et il revient rapidement sur Marsou et moi.
Je dis à Marsou de foncer, mais il me fait signe d'attendre. En plus de m'avoir encouragé et même attendu, il se sera révélé être un fin stratège.




Fin de la descente, nous tombons sur le sentier connu. Le second a pris un peu d'avance. Marsou m'attend et me dit de m'accrocher, nous voila lancés pour aller le chercher. Un peu de route, de piste, puis les ruelles du village. Rien à faire, il lui reste du jus et il m'est impossible de revenir sur lui.
Je dis à Marsou d'y aller, lui seul peut le reprendre. Mais habitué des podiums, et surtout doué d'un bel esprit sportif, il me laisse filer vers cette troisième place pendant qu'il ralentit pour attendre le petit jeune qui a partagé une grande partie de notre course.

J'en termine donc 3ème, et 1er V1, douze petites secondes derrière le second. Je suis vidé et il me faut quelques instants appuyés à un mur pour me refaire une petite santé, avant de repartir en trottinant croiser et encourager quelques autres participant(e)s.

Environ 15km, 400md, en 1h06.





Après un bon ravitaillement, l'après midi se poursuit dans l'ambiance chaleureuse du village et sous le pic majestueux, dans l'attente de la remise des prix.


Et me voila sur le podium, très heureux d'y être même si ce n'était qu'une course de village à 75 partants. Car si je lorgne toujours sur les podiums catégories, ça va devenir de plus en plus rare d'accéder au scratch. Je ne boude donc pas mon plaisir et j'apprécie grandement cette troisième place, en n'oubliant pas de remercier Marsou qui a été un formidable moteur pour me faire avancer.
Quant à la course, bien organisée et dans une belle ambiance, j'y retournerai avec plaisir.

4 commentaires:

Philippe FOURMENT a dit…

Quel combat ! Superbe course Michel. Bravo

Steve a dit…

Et un podium de plus ! Course rapide pour un grand plaisir.
Toujours pas de fin du monde...

Yvan a dit…

Course courte, commentaire court : BRAVO !

Anonyme a dit…

Tu viens!
Tu vas!
et tu lèves les bras!
Bravo à toi... et encore plus bravo de mettre en avant le superbe état d'esprit de celui qui t'a accompagné pendant ce sprint de 15km (c'est l'impression que l'on a en lisant le CR ;-))
@+
Seb del Pueblo de Rieucross